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A paraître prochainement sur www.pcm.ma

Le programme de la prochaine assemblée générale constitutive du PCM 2

La liste des organisations candidates au Comité de pilotage
 
 

Mardi 11 octobre 2005

 

Le document pour un nouveau Programme Concerté Maroc est aujourd'hui disponible.

 

A consulter en téléchargeant le fichier ci-joint :

PCM 2

 

Par Avenirpcm - Publié dans : Organisition du PCM : comment mieux faire ?
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Samedi 9 juillet 2005

Note d’intention pour la reconduite du Programme Concerté Maroc à destination de la Mission pour la Coopération Non Gouvernementale
du Ministère des Affaires étrangères :


Pourquoi un PCM II ?

Pour consolider une dynamique qui a pris de l’ampleur au fur et à mesure du PCM I et qui demeure fragile aujourd’hui.

Pour consolider un partenariat franco-marocain qui fait sens ; et parce qu’il est nécessaire de continuer à donner du sens aux relations entre les sociétés civiles deux rives de la méditerranée, à la solidarité franco-marocaine au cœur du partenariat euroméditerranéen dans une période trouble et propice aux clichés et aux imaginaires les plus dangereux.

Pour consolider un dispositif unique en son genre, « le Programme Concerté » qui ouvre la voie de la collaboration constructive et sereine entre les acteurs non gouvernementaux et les pouvoirs publics.

Pour soutenir ce qui est né au Maroc de cette première phase et qui ne doit pas disparaître : un élan associatif collectif autour d’une trentaine de structures qui ont animé partout dans les quatre grandes régions du Programme, tout un ensemble de tables rondes et de séminaires qui ont donné la parole aux acteurs locaux et à des populations souvent enclavées et non écoutées. Cette démarche soutenue par la coopération française est au cœur des défis de démocratisation du Maroc et correspond à la mission fondamentale des organisations dites intermédiaires des sociétés civiles française et marocaine.

Pour finir de construire l’édifice démarré dans le PCM I, et qui, fort de ses expériences et de sa professionnalisation, se propose de se mettre au service d’une grande cause nationale au Maroc pour la seconde phase : le défi de la jeunesse.

(...)

Pour lire la suite, téléchargez le document complet :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/40/08/intention-pcm-ii.doc

Par Avenirpcm - Publié dans : Un nouveau PCM : pourquoi ?
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Vendredi 1 juillet 2005

Compte rendu de l'atelier 3 : « Comment faire partie du PCM II et pour quelles activités transversales ? » - Assemblée des OSI françaises du PCM concernant les suites du PCM - 16 juin 2005

Objet de l’atelier :

- Déterminer le type et les objectifs des activités transversales du PCM II
-
Déterminer les conditions d’adhésion au PCM II au démarrage du Programme et au cours du Programme.

Synthèse des débats :

I- Concernant les activités transversales du PCM II, les interrogations des participants ont porté sur plusieurs points :

- Quelle sera la nature des activités transversales ?
-
Quelle différence entre les activités transversales et les autres activités du PCM II (projets et animations régionales) ?
-
Quelle articulation entre les activités transversales et les autres activités du PCM II ?
-
Quelle coordination des activités transversales ? Qui sera responsable de la gestion et de la conduite de ces activités ?
-
Quelle mode de participation des acteurs à ces activités ?
-
Quelle cible pour ces activités transversales ?
-
Quelles critères choisir pour les activités transversales ?
-
Quel format ? Les activités seront-elles programmées à l’avance ? ou peut-on imaginer une plus grande souplesse ?

En réponse à ces interrogations, l’atelier s’est accordé à définir une grille typologique des activités transversales du programme et des modalités de mise en œuvre particulières :

Dans l’ensemble, il ressort que les activités transversales du PCM II se devront d’être strictement distinguées des projets et des activités régionales, mais en pleine articulation avec ces activités, et en pleine complémentarité avec ses activités, par souci de cohérence d’ensemble. Les activités doivent de même apporter un « plus » aux membres du Programme. Les activités transversales sont ce que le PCM II offrira à ses adhérents en termes de services.

Contrairement au PCM I, il s’agira de s’assurer que les activités transversales du PCM II répondront aux besoins réels et concrets des acteurs du programme.

Deux fonctions donc sont attribuées aux activités transversales :

1 - Apporter un complément, une valeur ajoutée aux projets et/ou aux activités régionales.
2 - Renforcement des organisations membres du PCM II.

En ce sens, les activités peuvent être de diverses formes et avoir divers objectifs. Le tableau ci-dessous classent les activités listées par l’atelier selon 4 critères : Type d’activité, Objectif, cible, Modalités de mise en œuvre.

Type d’activité

Objectif

Cible

Modalités de mise en œuvre

Justification de l’activité

Séminaires - Forum

Croiser les savoirs Ouvrir des espaces d’expressions et de débat.

Public averti. Environnement institutionnel du PCM II, autres ONGs…

Comité de pilotage.

Temps de réflexion collective sur les thèmes du Programme

Formations

Renforcer les organisations membres du PCM II

Organisations membres du PCM II

Service formation du Bureau exécutif. Associations / centres de formation qui offrent leurs compétences.

Partager les savoir-faire au sein du PCM : des associations membres offrent leurs compétences sur un thème particulier à d’autres qui en bénéficient, et vice-versa..

Groupements d’intérêt thématique

Création de réseaux informels thématiques

Organisations du PCM II

Organisations intéressées elles-mêmes ; avec l’appui du service Appui-Accompagnement du Bureau et du service de suivi des projets

Création d’espaces communs d’échanges sur des problématiques communes en relations avec les projets des acteurs.

Visites croisées

Echanges d’expériences..

ONGs membres du PCM II

ONGs membres elles-mêmes avec l’appui du service Appui - Accompagnement du Bureau et du Service de suivi des projets.

Enrichissement mutuel. Interculturalité. Ouverture à l’autre…

Campagnes de Sensibilisation et d’Education au Développement

Sensibilisation - Education sur les expériences vécues dans les projets / les thèmes du Programme.

Grand public en priorité

Service Communication - Valorisation des expériences du Bureau. Appui et validation du Copil

Ouverture du PCM au public. ..

Plaidoyer

Sensibiliser - Convaincre

Pouvoirs publics

Modalités de mise en œuvre qui demeurent en débat

Être force de proposition. Faire entendre un certains nombre de revendications. Faire valoir des expériences de terrain à caractère innovant…

L’ensemble de ces activités sont autant de « contenants » dont le programme se chargera de définir les « contenus », lors des AG.

II- Conditions d’entrée au PCM II :

Propositions de l’atelier :

Mise en place d’une double entrée au Programme :

- Par les projets :

Toute association qui voit son projet validé par la commission de sélection des projets / ou par le Comité d’animation régionale est admise à l’Assemblée générale du PCM et devient membre du PCM.

- Sans projets :

Toute organisation (association, syndicat, coopérative) peut produire une candidature pour l’adhésion à l’Assemblée Générale du PCM sans pour autant avoir un projet admis aux fonds. La candidature sera adressée au Comité de pilotage du Programme. Le CoPil instruit la demande et s’il la juge favorablement, il la propose à l’AG suivante du PCM qui la valide.
L’organisation qui a obtenu un avis favorable du Copil peut néanmoins, sans attendre l’AG suivante, participer aux activités transversales en cours.

Tous les membres voulant adhérer au programme devront signer et ratifier la Charte du PCM, ainsi que présenter au Programme un document officiel d’engagement à respecter le règlement interne du PCM, ainsi qu’à participer activement à la vie collective du Programme. Les membres seront en cohérence avec l’ensemble des critères de sélection du Programme.

Droits des membres du PCM II :

- Droit de siège aux AG, de participation aux débats, aux prises de décisions et aux votes des AG.
- Participation à toute activité transversale du Programme.
- Droit de proposition de contenus pour les activités transversales aux AG.

Devoirs des membres du PCM II :

- Respect des principes et valeurs indiqués dans la Charte du PCM.
- Participation active aux activités transversales du Programme : investissement dans la vie du PCM en proposant d’offrir au programme des compétences propres, afin de pouvoir bénéficier des services du même programme.
- Présence aux réunions collectives du Programme et participation à toutes les rencontres et

Assemblées statutaires du Programme.

La première AG du PCM II aura donc pour charge première, de valider un règlement intérieur du PCM II.

Question qui demeure ouverte : La cotisation.

En addition aux engagements indiqués ci-dessus, une cotisation symbolique et proportionnelle aux budgets consacrés à « l’international » des OSI françaises a été proposée pour l’ensemble des adhésions.

S’il y a avis favorable du Copil et de l’AG, ou des Commissions de sélection des projets, la dernière validation de l’adhésion au PCM passe par le versement d’une cotisation au budget global du Programme. Cette cotisation ira au service des activités transversales et sera d’une certaine manière rendue aux OSI en services.

Un certain nombre de membres de l’atelier ont rejeté cette proposition pour diverses raisons :

- Elle risque de favoriser les organisations les plus riches même si la cotisation est proportionnelle et symbolique.
-
Elle peut éloigner du Programme des associations en difficultés, mais qui pourraient être d’un intérêt pour le PCM.
-
Elle restera trop faible pour alimenter un quelconque fond propre du programme, et ne peut être trop forte de peur d’agir sur les capacités des organisations les plus petites etc..

Les arguments pour :

- Cotisation qui est un symbole surtout : symbolise la volonté d’adhérer à un dispositif collectif et non pas uniquement pour un projet.
-
Elle permet aux organisations de se sentir plus fortement membres d’une aventure commune.
-
Elle participera des fonds propres que les ONGs françaises devront de toute façon apporter au Programme.

Concernant la composition de la Première AG constitutive du PCM II :

L’atelier a donné mandat aux CCP et CCM pour établir la liste des organisations du PCM I qui seront invitées à la première AG du PCM II et qui seront donc de fait les premiers membres du PCM II.

Cette liste devra être établie sur la base de critères objectifs que les deux comités devront préparer et faire valider.

Les organisations qui n’auront pas été invitées pourront néanmoins toujours se re-présenter au Copil ou déposer un projet à la Commission et ainsi avoir la possibilité de ré-adhérer au Programme plus tard. (sauf avis fortement défavorable des CCP-CCM au moment de leur première exclusion).

Participants :
-
Omar Amri (AIDES)
-
Fabrice Cluzeau (Sida Info Service)
-
Virginie Rachmuhl (GRET)
-
François Vergès (Artisans du Monde)
-
Fedwa Ait Kaddour (CCFD)
Invitée :
-
Mireille Szatan (Co-Evaluatrice du PCM - ACT)
Animatrice :
-
Pascale Rachid Quivy (CCFD)
Rapporteur :
- Philippe Jahshan (Solidarité Laïque) 

 

Par Avenirpcm - Publié dans : Activités transversales
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Vendredi 24 juin 2005

Les questions relatives à  la santé en général et à la santé sexuelle et reproductive en particulier, chez les jeunes et leur accès aux services de prévention et de soins médicaux sont d'une importance capitale en matière de lutte contre le SIDA. Ceux-ci représentent l'un des groupes les plus vulnérables à l'infection au VIH. Dans leur Déclaration d'engagement sur le VIH/sida (juillet 2001), les États membres des Nations Unies ont déclaré que " la mise au point de mesures efficaces pour lutter contre le VIH/sida sous tous ses aspects exige la pleine participation des jeunes à l'élaboration, à la planification, à la mise en œuvre et à l'évaluation de programmes pertinents ".

Le Maroc est un pays jeune. Les personnes entre 15 et 29 ans constituent 30% de sa population. Ceux-ci, adolescents et jeunes adultes, se situent aux premières loges de la vulnérabilité face au IST/SIDA. Ces facteurs de vulnérabilité sont souvent en rapport avec un statut social dominé par la morale religieuse et traditionaliste, le manque d'éducation sexuelle dans les écoles, le manque de communication avec les parents etc.

Il est de plus en plus clair, de ce fait, que les jeunes doivent être au centre des stratégies visant à maîtriser le VIH/SIDA. L'incidence du VIH/SIDA a enregistré, récemment dans quelques pays, un recul certain chez les jeunes. Ce recul est conditionné par l'adoption, en matière de politique sanitaire, d'une approche globale basée non seulement sur la transmission de connaissances, mais surtout sur des stratégies de proximité capable d'influencer ou de modifier les attitudes et les comportements et de renforcer les techniques d'aversion pour les risques auprès des jeunes. Or cette approche doit s'inscrire dans un processus continu et nécessite la mise en place de dispositifs éducatifs et d'espaces  d'informations et d'acquisition des connaissances, pertinents et attractifs, pour les jeunes. Pour mieux servir les jeunes, les acteurs travaillant sur la santé, en général, et des questions liées au IST/SIDA, en particulier doivent veiller tout particulièrement à être plus accueillants pour les jeunes et à les mettre à leur aise. Les services, y compris le traitement des IST, les tests de dépistage du VIH, doivent être confidentiels et fournis avec tact.

La plupart des programmes de jeunes obtiennent de meilleurs résultats quand ce sont les jeunes eux même qui aident à les organiser et à les réaliser. Le programme "Jeunes pour Jeunes", initié par le FNUAP en partenariat avec les ministères de la Santé, de l'Education nationale et du secrétariat d'Etat chargé de la Jeunesse intègre tout à fais cette vision. Ce programme vise à contribuer au développement psychosocial des adolescents et jeunes de 12 à 24 ans. Il compte contribuer à l'adoption de comportements positifs et sains par les jeunes en matière de santé, à l'utilisation appropriée des services cliniques, éducatifs et communautaires intégrés et de qualité, destinés aux jeunes. Ainsi des " Espaces jeunes " seront crée, proposant un service de santé d'écoute et d'appui psychologique. L'ALCS, s'est, pour sa part et depuis plusieurs années déjà, inscrite dans cette logique.

EXPERIENCE DE L'ALCS AUPRES DES JEUNES

L'ALCS a toujours été très préoccupée par la problématique des IST/SIDA chez les jeunes. Plusieurs programmes visant cette population ont été mis en place dans ses différentes sections. La majorité des volontaires de l'ALCS faisant eux même partie de cette population, les actions se font, de ce fait, avec la pleine participation des jeunes.

En 1995, une étude qualitative, en partenariat avec l'Union Européenne, a été menée, sur les besoins des jeunes collégiens en matière d'information sur le Sida à travers plusieurs régions du Maroc. Cette étude a été menée selon une démarche participative et a intéressé principalement les collégiens mais aussi les enseignants et les parents d'élèves par une consultation en focus groupes.
Elle a débouché sur l'élaboration d'un livret d'information et de sensibilisation, qui dans le cadre d'un partenariat avec le ministère de l'Education nationale, a été distribué à tous les élèves de la neuvième année du collège. Cette distribution a été accompagnée par l'institution d'un cours sur le VIH/Sida en biologie dans le cursus scolaire. Ce document a été réactualisé, en 1998, en partenariat avec l'OMS.

Des formations au bénéfice d'enseignants, particulièrement en matière de sciences de la vie et de la terre, ont été organisées par l'ALCS. Ces formations avaient pour objectifs de doter les enseignants d'outils méthodologiques et de modules participatifs afin de les aider à animer des ateliers au profit de leurs élèves. Ces formations étaient articulées autours de plusieurs axes tels que l'acquisition des connaissances, les représentations du sida, les IST, l'éthique et la lutte contre la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/Sida.

D'une manière moins structurée, mais plus régulière, l'ALCS est présente tout au long de l'année dans divers établissements scolaires, publics et privées, afin d'animer des séances d'information et de prévention, de débats et de projection de films sur les IST/Sida. Les différentes sections reçoivent aussi quotidiennement des groupes de jeunes élèves et étudiants désirant se documenter sur ces questions ou préparant des exposés dans le cadre de leurs projets d'études. Les volontaires de l'ALCS les encadrent et les assistent dans leur travail. 

L'ALCS est toujours active pendant les rassemblements importants de jeunes, notamment dans le milieu sportif, par l'animation de stands d'information et de sensibilisation lors des grands matchs  de football, de basket et des rencontres d'athlétismes. Par ailleurs, l'ALCS est devenue le partenaire associatif privilégié des festivals de musique drainant un nombre très important de jeunes. 

Annuellement, l'ALCS organise une " caravane estivale " de prévention destinée aux jeunes en particuliers, à l'aide de l'unité mobile. Cette caravane sillonne les villes côtières du Maroc de Tanger jusqu'au Grand Sud vers Goulmime et Tan Tan. D'autres campagnes sont aussi organisées à l'intérieur du pays. Cette année et grâce au Centre d'Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit (CIDAG) Mobile, l'ALCS a pu offrir en plus des actions de prévention et de sensibilisation, des tests de dépistage rapides à ceux qui le désiraient. Il est entendu que ce service, bien qu'effectué dans le CIDAG mobile, offre toutes les garanties nécessaires relatives à ce genre de prestations, à savoir les entretiens pré et post test, le respect de la confidentialité, du volontariat et de l'anonymat.

L'ALCS s'intéresse  aussi, et d'une manière particulière, aux jeunes en situation de vulnérabilité. Les programmes de prévention de proximité destinés aux professionnels du sexe masculins et féminins ou encore aux ouvrières saisonnières, s'adressent en priorité aux plus jeunes parmi cette population. Basées sur l'approche de proximité, ces actions privilégient les contacts interpersonnels, l'implication des usagers dans les différentes phases du programme et surtout leur participation directe aux actions sur le terrain.

Pour chaque type de campagne, l'ALCS élabore des outils de prévention, adaptées au contexte et à l'esprit de l'évènement, afin d'intéressé au maximum les jeunes y participant.


Source : Association marocaine de Lutte Contre le Sida (ALCS)

Par Source ALCS - Publié dans : Echos libres
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Jeudi 16 juin 2005

Compte rendu de l'atelier régional sur l’avenir du PCM – Région Sud
réunion du dimanche 5 juin 2005 à Aghbalou

A - Un tour de table de présentation des participants est réalisé. 
B - Présentation du programme de l’atelier et planning sur la journée .
C - Distribution des documents base du travail de réflexion de l’atelier à savoir : 
  1 - Document  1 : « Pourquoi continuer le PCM ? »
  2 - Document 2 : « Pourquopi le choix de la jeunesse ? »
  3 - Document 3 : « Critères d'éligibilité des projets en vue d’un PCM 2  »

Chacun des document, base de réflexion, a été lu et expliqué intégralement en français par Monsieur Yacobi et en arabe par Monsieur Jounaidi.

Relevé des débats

Introduction : bref historique du PCM et CCM par Mr. Yacobi – rappel des 3 axes prioritaires objets de réflexion du séminaire de Bouznika .

1. Pourquoi continuer le PCM ?

- Le groupement des associations par région (rappel de la réunion de Settat en juillet 2003) a permis de créer une dynamique, de privilégier et de renforcer des liens entre associations d’une même région.
- Cette dynamique ainsi créée doit être la base, le support d’un prochain travail .
- L’existence d’un collectif d’associations est un potentiel qui doit permettre de réunir les capacités afin d’atteindre un objectif commun .
- L’expérience du PCM 1 a permis de capitaliser différents axes à savoir le renforcement de la concertation, de la régionalisation, des capacités.
- Il est à noter que la continuité doit aussi passer par la rupture : le PCM 2 prochain sera en partie le fruit du PCM 1 qui devra prouver sa capacité à se renouveler. 

Pour cela il faut donc :

- Garder en mémoire les faiblesses du PCM 1 : si les liens relationnels inter associations marocaines ont été renforcés, il serait souhaitable que les relations entre associations françaises et marocaines suivent le même chemin.
- La relation avec le partenaire français est encore conçue comme une relation à bailleur de fonds .
- Continuer à re-serrer les liens entre associations d’une même région et entre régions.
- Si le PCM 1 a permis aux associations le renforcement de leurs capacités, il faut que ces mêmes associations prennent consciences collectivement que cela constitue un potentiel à mettre en commun afin d’atteindre un objectif commun. Les capacités des associations se renforceront alors d’elles-mêmes. Le renforcement des capacités devient alors un moyen privilégié et non un objectif.
- Insister sur l’importance d’une éthique et de valeurs communes, bases de l’implication des acteurs du monde associatif.
- Un objectif commun clairement défini autour duquel l’ensemble des associations se réunissent.

2. Pourquoi le choix de la jeunesse ?

Le choix d’axer les actions sur la jeunesse résulte du fruit des réflexions des travaux d’ateliers du CCM et des ateliers de Bouznika. Les évènements du 16 mai 2003 ont provoqué une prise de conscience à différents niveaux de la population. Le choix de la jeunesse ne relève d’aucune prétention à répondre pour suivre «une mode ». Il s’agit de s’impliquer à un moment précis afin de contribuer avec l’ensemble des partenaires marocains, dont les pouvoirs publics, pour trouver des solutions à cours termes et à long terme aux problèmes posés.

Attention : le problème de la jeunesse ne pourra pas être réglé par les associations (il y a des décideurs qui sont là pour cela), les associations doivent accompagner.

3. Quels objectifs pour un nouveau programme ?

Rappel : l’objectif  décrit doit être un objectif commun à l’ensemble des  associations françaises et marocaines.

- A partir du choix de l’objectif commun (implication des jeunes dans la société marocaine), mise en place d’actions ciblées orientées vers une dynamique citoyenne et sociale commune.
- Partenariat indispensable avec les pouvoirs publics .
– A ce jour à part le projet dans le cadre du PROASOC, il n’y a pas de réel partenariat avec les pouvoirs publics.
- Les projets d’activités devront répondre à des critères de réalisation concrète et mesurables (en effet, le sujet est vaste et les moyens restent modestes).
- Les projets devront être cernés par rapport à un objectif précis, une méthodologie appropriée, une démarche logique.
- Les objectifs des associations françaises sont-ils les mêmes ?

La proposition du Bureau du PCM :

Un projet unique pour toutes les associations du programme. Choix de l’orientation commune à toutes les régions : l’objectif économique est à privilégier : orientation économique qui serait reconnue comme priorité pour le programme. Cet objectif économique devra prendre en compte la dimension sociale et citoyenne .

Débat et réactions :

La plupart des associations ne se retrouve pas dans cette dimension économique. Celle-ci leur paraît trop restrictive par rapport à leurs engagements et leurs actions et leur savoir faire. Le souci est de savoir quelle serait la place d’associations impliquées dans des domaines primordiaux pour la jeunesse (axe prioritaire) comme ceux de la santé, de l’éducation et de la citoyenneté.

Il est par contre important d’avoir un projet unique dans lequel s’inscriront les projets associatifs aux objectifs clairs et bien définis. L’action menée collectivement doit être mesurable. Pour cela, il faut rassembler les actions, travailler ensemble et ainsi éviter la disparité, assurer la cohésion des actions.

4. Critères d'éligibilité des projets

Explications de certains critères :
- 10% du budget et du temps imparti à la formation : c’est un critère clairement défini pour que le choix du renforcement des capacités comme moyen privilégié dans le programme soit vraiment respecté.
- Eligibilité des entreprises : la possibilité que des entreprises soumettent au fond est justifiée par les discussions de l’atelier économie de Bouznika qui avaient identifié les besoins d’une action directe vers les entreprises pour améliorer les possibilités d’emplois des jeunes dans celles-ci... L’éventualité de financement de programmes sociaux menés par les entreprises et répondant aux objectifs du PCM est aussi évoquée. 

Par Avenirpcm - Publié dans : Organisition du PCM : comment mieux faire ?
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Mercredi 15 juin 2005

Compte rendu de l'atelier régional sur l’avenir du PCM – Région Sud
réunion du samedi 4 juin 2005 à Timoulay

Sur l’argumentaire jeunesse

Un complément du texte actuel est en cours de rédaction. Son propos est de poser plus clairement le constat d’une faiblesse morale de la société marocaine et donc la nécessité d’affirmer et d’assumer des principes éthiques nouveaux pour vraiment parvenir à résoudre les problèmes visés par le PCM. Ce texte sera publié sur le blog dès sa finition.

Sur l’objectif général d’un nouveau PCM

Après longues réflexions, nous sommes parvenus à la conclusion qu’il fallait abandonner le terme « innovant » dans l’énoncé de l’objectif au profit du mot
« solidaire ». L’objectif général devient ainsi : ensemble pour accompagner la jeunesse marocaine à être actrice d’un développement humain solidaire.

Remarque : il faut garder la dimension humaine du développement solidaire, dans une parfaite cohérence avec la politique nouvelle énoncée par le Roi dans son dernier discours.

Sur l’objectif spécifique

La formulation actuelle n’est pas satisfaisante mais aucune autre proposition n’a été trouvée faute de temps. Nous comptons sur les contributions des autres régions pour enrichir ce sujet.

Sur les résultats

La région Sud pointe l’importance de ne pas refaire l’erreur du premier PCM vis-à-vis de la dimension éthique du projet d’ensemble qu’il convient d’affirmer clairement. A l’instar de l’objectif général, nous considérons que le chantier économique du PCM doit affirmer une même dimension éthique : il s’agit ici d’économie solidaire, c'est-à-dire d’une économie directement liée à l’enjeu du « développement humain ». La continuité avec l’expérience des trois années précédentes repose aussi sur cette affirmation claire : la capitalisation opérée sur la composante 2, dite d’économie, a permis d’énoncer les premiers critères d’un tel positionnement. Il s’agit de poursuivre l’expérience et d’ainsi parvenir à aboutir un travail cohérent de 7 années sur l’économie solidaire au Maroc.

Modifier la formulation du résultat 3 en plaçant le jeune en position d’acteur et non pas de bénéficiaire :

Ancienne formulation : des actions économiques novatrices en direction des jeunes

Nouvelle formulation :  des jeunes acteurs d’une économie responsable
et solidaire

Modifier la formulation du résultat 4 en reprenant les propositions précédentes :

Ancienne formulation : Un rôle accru des jeunes dans le débat public

Nouvelle formulation :  un rôle accru des jeunes dans la vie publique

Sur les activités

- Reformulation du résultat 2 :

 1 . Formation des jeunes aux métiers de l’animation
(le PCM ne peut viser à former les jeunes aux métiers de l’enseignement et de l’éducation)
 2 . Renforcement des capacités des jeunes enseignants
3 . Création et/ou renforcement des structures éducatives complémentaires (centre de ressources, espace culturel, bibliothèque, équipement sportif…)
4 . Actions en faveur de l’accès à l’éducation des populations marginalisées (milieu rural, filles, personnes handicapées)
5 . Actions novatrices pour l’éducation informelle, à la santé, aux droits de l’homme

- Reformulation du résultat 3 :

1 . Soutien à la création de projets d’économie responsable et solidaire
2 . Valorisation des savoirs, savoir-faire et autres aspects solidaires du patrimoine
3 . Mobilisation d’acteurs économiques pour soutenir les jeunes acteurs d’économie responsable et solidaire

Remarque : nous considérons que la formation professionnelle est intégrée dans l’activité 1 puisque le soutien à des projets d’économie responsable et solidaire comprend la formation aux métiers tout comme la formation à l’entrepreneuriat solidaire

- Reformulation du résultat 4 :

La seule remarque faite est de considérer l’activité 4 (création et promotion d’échanges avec l’espace euro méditerranéen) comme trop éloignée du sujet.

Sur les critères de sélection

Une nouvelle proposition de critères est en cours de rédaction.

Sur le dispositif

- Sur le chef de file :

Le chef de file ne doit pas être un seul gestionnaire du PCM mais doit assumer et assurer une fonction motrice d’animation et de prospectives. Il doit plus spécialement veiller à la qualité du travail réalisé dans les deux services productifs du bureau : le service communication et le service formation. Il doit donc s’organiser une équipe de travail dans ce sens. Les enjeux portés par ces deux services, et leur pérennisation, demandent plus qu’un seul suivi mais bien un accompagnement directif. Cette équipe française travaillerait ainsi en binôme direct avec l’équipe marocaine.

- Sur les Fonds :

. L’état actuel de la proposition n’est pas clair sur la nature des fonds. Le Fonds d’Appuis au Initiatives Régionales est il un fonds souple ou bien une ligne budgétaire fixe ?

. Le Fonds d’Appui à Projets doit abandonner la mention « innovants »

. Le Fonds d’accompagnement n’apparaît pas dans le schéma du dispositif : est ce un fonds souple ou bien une ligne budgétaire fixe ?

- Sur le Fonds d’Appui aux Initiatives Régionales :

. S’il est intéressant de donner une gouvernance collégiale à un tel fonds, il nous parait cependant pertinent de désigner un responsable (association marocaine) afin d’assurer un portage clair de ce rouage. Ce responsable devant être membre de droit du Copil, le comité d’animation régionale élira les 3 autres membres.

. Pourquoi le FAIR est-il en charge des projets qui s’organise autour d’un pôle régional pluri-acteur ? Cela fait partie intégrante du mandat du Fonds à Projets qui doit lui organiser ses niveaux de financement en regard de la masse d’acteurs des projets et de l’envergure de leur territoire d’intervention. Le FAIR doit soutenir des actions d’échanges entre des régions déjà constituées par les projets. La mise en réseau des régions demande des moyens réels qu’un tel fonds permettra d’assurer.

. Il est très importante de rappeler que le concept de région ne se limitera pas dans le nouveau PCM aux seules données géographiques. Le découpage régional actuel n’est pas assez pertinent pour demeurer contraignant. Le concept de région doit intégrer des regroupements cohérents d’acteurs de développement (sur une cohérence de réponse) ou tout projet pluri-acteurs sur un territoire donnée (pôle régional pluri-acteurs).

- Sur le Copil :

. Il est important de donner d’emblée au Copil une responsabilité de contrôle avec un pouvoir de sanction vis-à-vis des membres du PCM qui failliraient à leurs engagements.

. Comment se prennent les décisions au sein du Copil ? Les 2 membres permanents représentants les autorités publiques françaises ont-ils droit de vote ? Si oui, ne serait-ce pas pertinent de jouer pleinement le jeu du partenariat et d’ainsi donner une même place à un représentant des autorités publiques marocaines (service de la coopération) ? Une telle figure de partenariat ferait bonne école et assurerait un vrai lien entre tous …

- Sur le Bureau exécutif :

. Il nous parait trop lourd d’imaginer un bureau avec autant de personnel : 1 seul salarié peut assumer le service formation et appui / accompagnement et 1 seul peut animer et suivre les projets dès lors qu’il est secondé dans ses tâches de secrétariat par le salarié chargé de l’administration. Le directeur doit être lui aussi amplement mobilisé sur l’animation et le suivi. Cela ramène le bureau à une équipe de 4 salariés + 1 directeur (5 personnes au lieu de 7).

- Sur l’Assemblée générale :

. La solution idéale ne semble pas avoir encore trouvée pour la constitution d’une assemblée. Exemple : si le comité de sélection se compose de membres élus par l’assemblée générale et si cette dernière se compose de membres porteur « d’un ou plusieurs projets », que se passe-t-il si un membre voit ultérieurement son projet refusé par ce même comité : reste-t-il membre de l’assemblée ?

. L’idée de prévoir une cooptation de tout nouveau membre par 5 membres de l’AG n’est pas bonne. Il faut trouver une autre solution.

. La constitution de la première AG n’est pas clarifiée : les associations du premier PCM ? Il est certes difficile, voir impossible, d’imaginer une solution de recomposition de l’existant afin d’aboutir à un collectif de qualité mais il reste déprimant d’imaginer poursuivre l’expérience avec des associations qui n’ont manifesté qu’un faible intérêt durant la première phase. La question mérite d’être posée.

Participants : ... (...)
... (...)
A venir...


 

Par Avenirpcm - Publié dans : Organisition du PCM : comment mieux faire ?
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Vendredi 3 juin 2005

Un nouveau dispositif pour un nouveau PCM avec pour objectif : mieux faire... A nous toutes et tous d'enrichir cette proposition :

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Par Comité de rédaction - Publié dans : Organisition du PCM : comment mieux faire ?
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Vendredi 3 juin 2005

Ce document tente de synthétiser les éléments qui ont émergé lors des ateliers de Bouznika puis à travers les contributions des membres du comité de rédaction et du CCM pour la préparation des ateliers régionaux des 4 et 5 juin au Maroc.  Ce document émet aussi des remarques sur la cohérence des objectifs entre les différents niveaux (global, spécifique et résultats attendus).

Plan de la synthèse/analyse :

- Objectifs du programme et objectifs des fonds
- Objectifs des associations française et objectifs des associations marocaines
- Objectif général et objectifs spécifiques
- Résultats attendus (anciens objectifs spécifiques)
- Proposition du bureau PCM

Pour la réalisation de ce travail de synthèse, il est apparu nécessaire de bien faire la différence entre les objectifs du programme et ceux des éventuels fonds locaux. Il y a aussi une certaine confusion qui est due au fait que le public du programme tel qu’il a été défini jusqu’à aujourd’hui est la jeunesse marocaine, ce qui ne prend pas en compte les objectifs de certaines associations françaises d’avoir une activité en France aussi.

- Objectifs du programme et objectifs des fonds

Cette distinction n’ayant pas été faite lors des ateliers, nous arrivons à une certaine confusion dans les objectifs, ne sachant pas ce qui relève des objectifs du programme et des objectifs des fonds.

Pour l’instant, la structure du cadre logique laisse à penser que l’objectif global et l’objectif spécifique unique sont les objectifs du programme et que les objectifs des fonds sont au niveau des résultats à atteindre.

- Objectifs des associations française et objectifs des associations marocaines

Bien que cette distinction puisse paraître déplacée pour un programme, qui plus est concerté, je pense que nous ne pourrons faire l’économie de cette clarification des objectifs des associations françaises et des associations marocaines.

En effet, les associations françaises n’ont pas les mêmes objectifs, les mêmes attentes, les mêmes intérêts que les associations marocaines. Les associations françaises s’accordent relativement bien avec leurs partenaires marocains pour définir l’objectif global du programme, qui est l’accompagnement de la jeunesse… mais pas entièrement puisque l’objectif des associations françaises est aussi de toucher la jeunesse française. Les associations françaises et marocaines ont encore besoin de définir leur intérêt, leur apport dans le programme s’il est principalement tourné vers la jeunesse marocaine. Ou alors elles ont besoin d’affirmer leur intérêt de s’ouvrir aussi à des activités du coté français et dans ce cas là d’identifier ce qui les lie à l’orientation vers la jeunesse marocaine pour trouver un objectif commun qui englobe les deux (objectifs marocain et français).

- Objectif général et objectifs spécifiques

Après la proposition de la partie française du comité de rédaction d’inclure la mise en place d’un dispositif comme résultat à atteindre, il apparaît que l’objectif spécifique du programme (Contribuer, par une stratégie concertée d'associations françaises et marocaines, autour de leurs pouvoirs publics, à une plus grande implication des jeunes dans la société marocaine) est une reformulation de l’objectif général (« Ensemble pour accompagner la jeunesse marocaine à être actrice d’un développement humain innovant. »).

Il clarifie le « ensemble » en précisant « par une stratégie concertée d’associations françaises et marocaines, autour de leurs pouvoirs publics  » et il définit le « être actrice (la jeunesse) d’un développement humain innovant » par « une plus grande implication des jeunes dans la société marocaine ».

Les différences que l’on peut noter entre ces deux objectifs sont :

- L’objectif d’implication des jeunes dans la société marocaine oriente fortement le programme vers une dynamique citoyenne, ou sociale. Reste à s’entendre sur cette priorité.

En ce qui concerne les associations marocaines, les priorités définies pendant les ateliers régionaux sont :

. La dimension économique de l’accompagnement des jeunes pour la région orientale, seule région à avoir défini un seul axe prioritaire.
. Pour la région Sud, les secteurs de l’éducation et de l’économie sont prioritaires dans l’accompagnement de la jeunesse, la citoyenneté et la mobilisation des ressources de proximité étant des valeurs opérationnelles.
. Pour la région Centre Sud, la priorité était l’insertion et l’intégration des jeunes dans le développement économique et social
. Pour la région Nord, nous ne disposons pas de compte rendu écrit, mais les priorités annoncées sont l’éducation et l’économique.

- L’objectif d’implication (…des jeunes dans la société marocaine) sous entend qu’ils ne sont pas impliqués, ou peu. Cet objectif  gagnerait à être précisé.
- On ne parle plus d’innovation, ni de développement humain. Si ces dimensions ne sont pas intégrées au niveau de l’objectif spécifique, elles ne seront pas de valeurs fondamentales chercher dans tout projet. Il semble pourtant que le potentiel soit là, étant donné l’originalité de la démarche de programme concerté France-Maroc, mais aussi compte tenu de l’expertise acquise par la composante 2 en termes d’économie solidaire, qui se définit aussi comme humaine, et l’action de la composante 3 autour de l’accès aux droits (humains).
Enfin, le réseau IDD (membre du comité de rédaction) se demande s’il n’est pas plus juste de parler de « développement solidaire » et pas de « développement humain innovant », ce qui « répondrait mieux au sens que nous donnons aux actions que nous menons (Solidarité Nord/Sud et Sud/Nord, solidarité entres générations, solidarité entre jeunes ».


- Résultats attendus (anciens objectifs spécifiques)

Introduction du dispositif au niveau des résultats à atteindre.

Le comité de rédaction français a proposé un cadre logique qui fait passer l’objectif global au niveau d’objectif spécifique unique et les objectifs spécifiques au niveau des résultats à atteindre. Cette structuration du programme est proposée pour « intégrer le dispositif comme indissociable du contenu », car étant donnée l’importance du dispositif, il est intéressant de le présenter comme un résultat à atteindre. Pour DIA il ne s’agit pas «d'ajouter un objectif spécifique pour le dispositif, ce qui le déconnecterait trop du reste du programme et le présenterait comme une fin en soi et non un moyen, mais de le présenter comme un résultat parmi les autres »

Résultats à atteindre

- Résultat 1 : Un cadre de concertation et de renforcement entre associations françaises et marocaines, et avec les pouvoirs publics est mis en œuvre

Ce résultat vient d’être introduit pour accorder une certaine importance à la mise en place du dispositif (voir § ci dessus)

- Résultat 2:  L'accès des jeunes à des dispositifs éducatifs de qualité est amélioré

Lors de l’atelier de Bouznika, cette orientation du futur programme (identifié comme un objectif spécifique) posait les termes de la problématique : « comment favoriser l’accès à l’éducation populaire et citoyenne de qualité ? ».

Depuis, il a été repris une première fois avec la proposition « Des jeunes intégrés dans des dispositifs éducatifs de qualité » avant d’arriver à la formulation actuelle.

- Résultat 3: L'accès des jeunes à des activités économiques novatrices est amélioré

Lors de l’atelier de Bouznika, l’objectif spécifique initial (issu de la synthèse des ateliers régionaux d’avril) n’a pas été reformulé : « favoriser la création de richesses et d’emplois via les activités génératrices de revenus pour les
jeunes ».  Mais la distinction a été faite entre « emploi » et « activité génératrice de revenus » et donc que « l’objectif n’est pas seulement la céation d’activités génératrices de revenus, qui représentent un revenu complémentaire, mais véritablement l’accompagnement pour l’accès à l’emploi existant et la création d’emploi ». Les deux axes qui avaient été identifiés pour ce objectif spécifique (ou résultat à atteindre) sont : « Accompagner les jeunes vers l’activité économique » et « Appuyer les acteurs locaux et le monde économique dans la mise en place d’outils favorables à la création d’activités ».

- Résultat 4 : La participation et l'insertion des jeunes dans la vie publique sont améliorés

Lors de l’atelier de Bouznika, l’objectif spécifique qui avait été formulé est : « Favoriser la participation (citoyenneté) et l’insertion (accès aux droits) de tous les jeunes à la vie publique. ». Cet objectif demeure donc quasiment inchangé si ce n’est qu’on a omis le « tous les jeunes», or l’atelier avait jugé « important de préciser tous les jeunes (également les jeunes femmes, les jeunes handicapés…) ». De même, on peut se demander si éliminer les termes
« citoyenneté »  et « accès aux droits » de la formulation ne risque pas de faire oublier la spécificité et la philosophie du programme.


Remarques générales sur les résultats à atteindre.

- Il  a été noté que les « les résultats des ateliers (de Bouznika) sont jugés comme trop larges : les objectifs spécifiques fixés sont difficiles à atteindre en fin de programme.» (réunion CCM-CCP du 19 avril 2004). C’est pourquoi le comité de rédaction a veiller à faire un travail de simplification des objectifs annoncés à Bouznika.
- Les résultats à atteindre (les anciens objectifs spécifiques) découlent à la fois de l’objectif global du programme qu’ils doivent contribuer à réaliser et du diagnostic des problèmes, des actions identifiées pour résoudre des problèmes.

- Proposition du bureau PCM

A la lumière de toutes ses remarques sur la définition des objectifs du programme, c’est-à-dire :

- La trop grande ambition des objectifs identifiées jusqu’à maintenant,
- Le manque de cohésion (et la complexité au niveau du dispositif ) qui pourraient découler de la définition d’axes de travail indépendants (économie, éducation, citoyenneté). C’est à dire la reproduction du système des composantes qui a été remis en question lors du PCM.
- La différence d’intérêt/motivation entre les association françaises et marocaines (les associations françaises n’ayant pas encore défini clairement leurs attentes, les associations marocaines étant vraiment tournées vers la problématique de la jeunesse marocaine)

Compte tenu de ces remarques, le bureau du Programme Concerté Maroc propose un cadre logique de programme alternatif. L’idée fondatrice est que toutes les associations travaillent autour du même objectif mais de façon intégrée, c’est à dire en prenant en compte tous les objectifs identifiés pour l’ensemble du programme, que sont les dimensions humaine, innovante, citoyenne, dans une démarche d’éducation et de développement local (sans oublier d’intégrer les femmes et les handicapés) .

Concrètement cet engagement pourrait se traduire par le choix de l’orientation qui revient dans toutes les régions : l’économique, qui serait reconnue comme priorité pour le programme, mais la réalisation des projet et des activités transversales du programme intégreraient tous les éléments cités au paragraphe ci dessus.

L’objectif global du programme pourrait être « Structurer les associations (marocaines et françaises, voir plus loin)  à créer des structures capables d’accompagner les jeunes dans la recherche d’emploi et/ou dans la création d’entreprise dans une démarche humaine, innovante, et de développement
local ».

Pourquoi un objectif global unique ?

Cet objectif unique aurait pour avantage de clarifier la nature du programme, donc d’améliorer l’apport des échanges et du renforcement entre associations (pendant les temps de rencontre) et également d’améliorer la visibilité du programme.

Si les associations du PCM réussissent à s’accorder sur cet objectif unique, la force du programme en tant qu’union d’acteurs associatifs sera importante.
En ce qui concerne la capacité des associations à mettre en œuvre un projet tel que celui cité comme objectif global, elles l’ont toutes potentiellement, et le programme sera le meilleur moyen de l’acquérir, de manière groupée et collective.

De même en ce qui concerne les orientations stratégiques des associations, et le respects de leur objectifs propres, de leur mission, la plupart des associations du PCM sont des associations de développement et à ce titre elles interviennent dans divers domaines. La mobilisation et l’implication dans un tel programme est un projet qui permet à toute association développement de réaliser son objectif de contribution au développement du pays.

La phase actuelle de professionnalisation des associations n’est pas encore à la spécialisation et un nouveau programme qui permette aux associations de se constituer comme structure d’accompagnement des jeunes vers l’emploi et la création d’entreprise dans une démarche concertée et éthique est très valorisante et formatrice.

Quelle différence avec un programme de développement ou un fonds classique ? Le programme ou le fonds définissent des objectifs, des orientations, des lignes directrices et les associations qui répondent à leur appels d’offres sont effectivement censées faire des projet plus ou moins semblables. La différence est qu’ici, toutes les associations intéressées par le programme travaillent ensemble et donc qu’elles sont accompagnées par au sein du programme pour mener le projet à bout. Accompagnées par le bureau du programme et aussi par toutes les autres associations qui ont choisi de se fixer le même objectif.

Quelle place pour les associations françaises ?

En adhérant à un tel programme, les associations françaises peuvent avoir là l’occasion de travailler sur leur rôle en tant qu’acteur de développement au
« Nord ». Elle peuvent décider de se mobiliser comme les associations marocaines et elles aussi travailler sur l’accompagnement des jeunes français vers l’emploi et la création d’entreprise dans une démarche concertée et éthique.

Cet engagement pourrait être très bénéfique, en termes d’implication dans les activités au Nord car elle sortirait du cadre de l’éducation au développement et apporterait une dimension nouvelle au développement : relever les mêmes défis que ceux que relèvent leurs partenaires du Sud.

En terme de viabilité et de faisabilité, le programme serait basé sur les mêmes principes qu’au Maroc : s’impliquer dans un domaine qui n’est pas forcément celui dans lequel l’association est habituée à travailler mais qui relève d’une cause nationale, la faisabilité étant assurée par l’insertion dans le programme qui assure l’accompagnement (de l’association) pour la réalisation des objectifs (« création d’une structure d’accompagnement… »).

Comment respecter les éléments transversaux ou éléments de méthode : humain, innovant, citoyen dans une démarche d’éducation et de développement local ?

La création de « structure d’accompagnement des jeunes vers l’emploi et la création d’entreprise dans une démarche concertée et éthique » est un projet qui va nécessiter la mobilisation des autorités locales, d’où intégration du développement local.

La création d’entreprises innovante devra se baser la mise en valeur (originale) des ressources locales, d’où intégration du développement local.

L’aspect humain sera basé sur l’insertion dans une démarche d’économie humaine (nommée économie sociale et solidaire au service de l’homme d’après les derniers travaux de la composante 2). Cette économie étant définie par des valeurs et des critères à respecter, c’est la dimension humaine.

La dimension innovante est apportée à la fois par l’originalité du programme et des projets, structures qui le composent. A ce sujet, il existe bien des structures d’accompagnement pour l’emploi des jeunes en France, mais combien réussissent vraiment ? Combien arrivent à trouver les méthodes et le dosage entre accompagner et « faire à la place de » nécessaire former un jeune ou une entreprise indépendante et autonome ?

Les dimensions innovantes, humaine et citoyenne peuvent aussi être apportées en donnant l’accès aux jeunes à des stages de développement personnel, de Communication Non Violente, de coaching (et d’autres méthodes encore…) dont l’objectif est d’amener la personne à se mieux se connaître pour mieux se respecter et mieux respecter les autres, mais aussi à être plus sûre d’elle même et de se donner les moyens de réaliser des rêves, à être plus entreprenante et créative. Cet apprentissage assez technique est un façon originale d’aborder la citoyenneté en partant du principe que l’amélioration de la société passe aussi par l’amélioration de la personne. Pour exemple, la méthode de communication non violente a déjà été introduite dans certaines écoles en Belgique et donne des résultats probants et termes de responsabilisation des élèves (dont la réduction de la violence n’est qu’une partie).

De plus, l’aspect de sensibilisation citoyenne ne connaît pas de meilleurs résultats que lorsqu’il est rattaché à un projet, à du concret. Dans ce programme, on pourra faire de la sensibilisation aux respects des droits humains liés à l’activité économique (en insérant le projet dans un démarche d’économie humaine), de même qu’une sensibilisation au respect de l’environnement en veillant à créer des entreprises qui prennent en compte l’impact environnemental et la gestion durable des ressources naturelles.

aspect genre ne pourra être garanti que par des critères concrets tels que les quotas de femmes dans les comités de gestion du projet au sein des associations, et éventuellement des quotas de jeunes entrepreneuses potentielles pour le lancement du projet pas une association. Toute autre proposition sur l’intégration des femmes dans le programme est la bienvenue.

L’approche avec les handicapés reste à définir.

Dans le domaine de l’éducation, les activités transversales du programme pourront se consacrer au plaidoyer pour l’amélioration des conditions d’enseignement notamment par des propositions concrètes sur les orientations à suivre pour que les programmes soient plus adaptés au marché du travail. Le travail de plaidoyer pourra aussi porter sur l’amélioration de la scolarisation rurale puisque est un des facteurs majeurs qui empêche le milieu rural de se développer économiquement.

D’autres actions de plaidoyer, la création de groupes de décision de jeunes, et des campagnes nationales en rapport avec le développement économique, la jeunesse, l’économie humaine ou le développement local pourront aussi être envisagées dans le cadre des activités transversales du programme.

Les activités régionales, les visites d’échange ainsi que la capitalisation restent des activités de renforcement qui ont prouvé leur efficacité et qui feraient partie des activités transversales.
 
Objectifs non atteints dans ce nouveau cadre logique (par rapport aux propositions d’objectifs actuelles)

Restent des objectifs qui ne pourront pas être atteints dans les domaines de l’éduction ou de la citoyenneté :

- la création de structures éducatives, les actions directes envers les population rurales ou les actions novatrices dans le cadre de la santé, de la sexualité  (Résultat 2, activités 2 à 4 du cadre logique)
- la création d’espaces de dialogue, d’expression ou de coordination des jeunes (Résultat 4, activité 1 du cadre logique )

Le choix d’un objectif unique d’accompagnement des jeunes vers l’emploi et la création d’entreprise dans une démarche concertée et éthique  pour l’ensemble du programme est un choix de priorité qui implique que l’on ne pourra pas faire tout ce à quoi on a pensé jusqu’à maintenant, que l’on laisse les autres objectifs à d’autres activités de l’association, à d’autres programmes, à un autre moment peut être.

Ce choix est basé sur la volonté d’avancer de manière collective, créative et efficace.

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Par Bureau du PCM - Rabat - Publié dans : Organisition du PCM : comment mieux faire ?
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Mardi 31 mai 2005

Ce document tente de rassembler les éléments de capitalisation qui indiquent/justifient la poursuite du programme. La capitalisation a aussi donné quelques éléments sur les enseignements tirés de l’expérience : quelles méthodes/approches avoir à l’avenir, quels écueils à éviter.

Plan de l'argumentaire :

1 - Opportunisme financier ou volonté réelle de travailler ensemble ?
2 - Le choix des objectifs
3 - Les concertations...
4 - Les leçons de la capitalisation sur la formation, la mise en réseau, le développement local et le partenariat.

Nous vous proposons de commencer l’analyse des raisons de continuer le PCM en abordant les questions qui sont rarement évoquées en public et qui sont le fondement de la confiance entre les différents partenaires du programme qu’ils soient des associatifs, bailleurs ou autres acteurs du développement. Il s’agit bien sûr des ‘rarement’-dits sur les aspects financiers du programme.

1 Opportunisme financier ou volonté réelle de travailler ensemble ?

Apports de la capitalisation :

L’élément qui revient souvent lorsqu’on discute informellement entre membres du « club fermé » du PCM  (appellation ressortie lors de l’atelier de capitalisation à Bouznika en juin 2004) est que l’intérêt des associations du PCM est surtout financier.

Cet élément a mis du temps à ressortir dans les entretiens et les ateliers de capitalisation.  C’est le dernier atelier sur l’effet programme à Bouznika en avril 2005 qui a permis d’aborder publiquement cette question en soulignant le fait que le PCM n’était qu’un ’’amalgame d’actions et  d’opportunités financières’’. Cette franche remise en question est allée jusqu'à dénoncer  « l’accaparation du budget du PCM par les membres du comité paritaire de pilotage » à l’origine du programme (entretien de capitalisation, février 2005).

Mais, à l’image de la richesse des travaux actuels du programme, les échanges récents ont permis d’aller plus loin et de dégager les éléments positifs de cette construction aux fausses motivations. Les associations ont ressenti, après un certain temps, « que travailler ensemble apportait un plus» (atelier de Bouznika, avril 2005)

Aujourd’hui, les acteurs du PCM sont pour la plupart convaincus de l’apport du PCM en terme de mise en réseau et de création d’un espace d’échange et de renforcement, comme l’avançait la conclusion du rapport de la phase 2 sur l’effet programme : « le PCM, malgré tous les handicaps de départ et le peu de foi que certains acteurs y ont mis […] a favorisé de fait la concertation en cours, et la transparence ». 

En plus de cette implication des acteurs dans le programme, la mise au clair sur les conditions de montage du programme et les motivations des associations au départ, ont permis de créer une sincérité  qui  pose des bases saines pour la démarche actuelle de construction d’une suite pour le PCM.

Eléments pour le futur :

Les enseignements de cet état de fait sur le montage du PCM amènent l’ensemble des associations du programme à prendre les devants pour le futur :

- La séparation des instances stratégiques et des instances opérationnelles apparaît comme la garantie de la transparence du programme pour le choix des association bénéficiaires (en plus d’autres apports) (réunion du CCM du 7 mai 2005)
- La définition de critères de sélection des projets et des associations détaillés et en accord avec les objectifs du programme est une autre condition de cette transparence et de la professionnalisation du travail au sein du programme.
- La question de la légitimité et de la représentativité des organes de décision est au cœur des préoccupation du comité de coordination Maroc (CCM) du programme (réunions CCM du 5 mars, du 7 mai et atelier de visioning du CCM des 18 et 19 avril 2005)

2 Le choix des objectifs

Le choix d’une priorité :

Le constat fait par l’ensemble des acteurs du PCM est que ses objectifs étaient trop vastes (lutte contre la pauvreté et renforcement de la société civile). Les conséquences ont été un manque de cohérence au sein du programme au niveau transversal et un manque de visibilité du programme (en raison de la diversité de ses objectif et des structures qui le composent).

A partir de ce constat, le souci récurrent de membres du PCM a été d’effectuer des choix pour définir des priorités pour un nouveau programme. Ce travail de longue haleine est passé par la construction d’une vision commune entre les membres du CCM et a abouti aux choix de la jeunesse comme acteur stratégique à soutenir dans le développement du Maroc. Ce choix est le résultat d’un travail de mémoire sur l’ensemble de l’expérience du PCM depuis son montage, pour arriver à une lecture commune du passé qui soit la base (commune) de définition d’une vision (commune) dans le futur.

Les résultats et l’authenticité de cette dynamique sont probants. En témoigne la remise en question de la dynamique entre les partenaires français. Le « manque de cohésion, au delà de la cohésion d’intérêts, en tant que vraie équipe engagée dans un projet commun, » de la partie française est souligné (réunion du comité coordination et de pilotage (CCP) et du CCM le 19 avril 2005).

Ainsi, la partie marocaine du programme apparaît jouer pleinement son rôle moteur de « force de proposition ».  Les partenaires français reconnaissent la faiblesse de leur cohésion se mobilisent pour « définir une méthode d’organisation à l’avenir basée sur la cohésion militante entre les ONG françaises » (même réunion CCM-CCP citée ci dessus)

En choisissant de se concentrer sur le choix d’un axe stratégique prioritaire pour le programme, les acteurs du programme sont en train d’assurer la cohérence en tant que regroupement d’expériences, et par suite la visibilité manquante au programme.

Renforcement des capacités : moyen ou objectif ?

Pour conclure sur le choix des objectifs du programme, retraçons ici un débat qui a lieu depuis que les acteurs du PCM songent concrètement à continuer leur expérience. Les représentants associatifs du PCM sont divisés sur le fait que le renforcement des capacités (des associations) soit un moyen ou un objectif.
En effet, certains considèrent que le renforcement de la société civile n’est qu’un moyen au service d’autres objectifs (développement ‘pur’, politique, ou autre) alors que d’autres le considèrent comme un objectif.

La distinction est donc à faire entre le renforcement des capacités dans l’absolu qui effectivement n’est pas un objectif en soi, et le renforcement des capacités comme objectif d’un programme. Le choix du renforcement des capacités comme objectif d’un programme est lié à la lecture du contexte actuel de ‘boom’ des associations, de leur pouvoir, de l’argent qu’elles gèrent et de leur importance dans divers secteurs de développement du pays, notamment le social. Dans ce contexte, on peut comprendre les défenseurs du renforcement des capacités comme objectif d’un programme.

Néanmoins, le choix a porté sur le renforcement comme moyen privilégié. Ce choix s’explique par l’envie d’avoir un objectif global qui donne vie au programme, c’est à dire un objectif clairement communicable qui fait que nous savons pourquoi nous faisons partie d'un programme, «  l'étoile qui nous fait avancer » , soit un thème fédérateur, transversal à l'action dans tous les domaines et, qui plus est, motive tout le monde (atelier de visioning statégique du CCM, les 18 et 19 mars 2005).

3 Les concertations...

L’exemple ci dessus sur la maturation des objectifs et des choix stratégiques du programme illustre parfaitement la qualité de la relation et du partenariat entre les associations françaises et marocaines d’une part mais aussi, entre les associations marocaines et enfin les perspectives de concertation entre associations françaises. Les conditions de cette concertation se sont bien sur bâties au fil des rencontres et des échanges nécessaires à créer la confiance et la connaissance mutuelle nécessaires à une relation qui définit clairement les objectifs et besoins de chaque partie, qui prend le temps de discuter et qui cherche à équilibrer la relation.

L’exemple de concertation au sein du CCM est intéressante à plusieurs titres.
D’une part, un groupement d’associations, qui en plus en représentent d’autres, a créé un esprit de groupe basé sur la recherche de l’intérêt commun et pas des intérêts propres à chaque structure qui le compose. Cet exercice est d’autant plus difficile que le CCM représente des associations qui n’y siègent pas et qu’il a veille à partager la décision avec les associations qu’il représente à travers les actions régionales.

D’autre part, la concertation au sein du CCM et dans une moindre mesure avec l’ensemble des association marocaines du PCM montre la pertinence d’une force de proposition dynamique au ‘Sud’, dans un contexte de d’échec de la coopération internationale dans bien des cas à cause du manque de participation au ‘Sud’.

La question du partenariat est détaillée dans la partie suivante concernant les apports de la capitalisation mais il apparaît déjà que le cadre de concertation constitué par le PCM est arrivé au stade où il redéfinit consciemment ses objectifs, les précise et les concentre ainsi qu’il redéfinit les rôles de chacun et les conditions d’un partenariat équilibré. Cette dynamique tout à fait positive mérite d’être encouragée pour qu’elle puisse continuer et récolter les fruits de plusieurs années d’expériences.

4 Les leçons de la capitalisation sur la formation, la mise en réseau, le développement local et le partenariat.

Voici quelques éléments de diagnostic sur les domaines d’intervention du PCM apportés par la capitalisation transversale issus du dernier rapport (phase 2) :
 
Sur le renforcement des capacités

Le renforcement des capacités des associations en général connaît encore des difficultés importantes avec une « faiblesse organisationnelle des acteurs », d’autant plus dangereuse dans le contexte actuel évoqué précédemment dans la partie sur le choix des objectifs.

En particulier, pour la mise en réseau (qui constitue aussi l’activité du PCM lui même), un des enseignement principaux de la capitalisation, outre le besoin de démocratie interne, l’efficacité et la pertinence d’un réseau passe par définition d’objectifs clairs ainsi que la définition des besoins, intérêts et attentes des chaque membre du réseau. C’est l’étape que vit actuellement le PCM, dans des conditions privilégiées, puisque le PCM  est en train de se fixer des priorités, et donc des objectifs ciblés, visible, vérifiables…

Sur le développement local

De même que pour le renforcement des capacités, la mise en œuvre du développement local en est à ses débuts. Rares sont les associations qui ont déjà réussi à mettre en œuvre des cadres de concertation locale efficaces et durables. L’exemple de Handicap International est à suivre de près avec l’autonomisation à la fin du PCM de la cellule de concertation locale créée pendant le programme.

La dynamique doit continuer pour que le transfert de compétence se fasse à l’ensemble des associations et que la concertation locale devienne un aspect transversal  de tout projet.

Sur les dynamiques régionales

Les actions régionales mises en place depuis la restructuration du PCM  en juillet 2003 (à Settat) contribuent d’une part au renforcement des capacités par la formation ou plus modestement par l’information ou la sensibilisation et  par la rupture de l’isolement des associations locales. Cette dynamique prometteuse demande à être soutenue, car elle aussi n’en est qu’à ses débuts.

Sur le partenariat

Les conclusions de la capitalisation sur le partenariat révèlent que l'objectif de connaissance mutuelle, condition essentielle d’un partenariat réussi, n’est pas encore atteint. D’une part à cause du manque de temps et d’autre part à cause de la concentration des activités au Maroc.

Cette dernière remarque ne doit pas manquer d’alimenter les prochaines réflexions sur l’avenir du PCM car pour l’instant, les préoccupations restent presque exclusivement centrées sur le Maroc.

Par Karim Yakobi - Publié dans : Un nouveau PCM : pourquoi ?
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Dimanche 29 mai 2005

Synthèse des réactions suite à article publié le jeudi 12 mai 2005 :

1.1 Critères techniques :

Les projets qui seront soutenus par le prochain Programme Concerté Maroc doivent remplir les critères ci-après :

- Etre un projet dont l’organisation porteuse (association ou coopérative) est une organisation oeuvrant pour les jeunes ou organisation apportant son appui aux jeunes et vise leur insertion dans la société (tous les jeunes y compris les jeunes femmes, handicapés….)

- Etre conforme aux objectifs et à la méthode d’intervention du prochain Programme Concerté Maroc.

- Etre un projet intégrant la notion de genre (participation effective des femmes, de manière consciente et volontaire à la vie publique d’ou une sorte d’équité).

- Etre un projet oeuvrant dans les domaines suivants :

Jeunesse et Education. (insertion des jeunes dans des dispositifs éducatifs de qualité).
Jeunesse et Economie. (des actions conomiques novatrices en direction des jeunes).
Jeunesse et Citoyenneté (permettre un rle accru des jeunes dans le dbat public)

- Etre un projet partant d’une description partagée de la situation de départ entre les partenaires de mise en œuvre du projet.

- Etre un projet proposant d’atteindre des objectifs précis et mesurables à l’aide d’indicateurs.

- Etre un projet dont les stratégies / activités incluront des approches et méthodes de renforcement des capacités locales, dans une perspective de développement et de viabilité à terme.

- Etre un projet définissant clairement les moyens nécessaires à sa mise en œuvre (humains, matériels, financiers).

- La méthode est partenariale (avoir un partenaire étranger), dès la conception, jusqu’à la fin du projet et à sa prise en charge par les responsables locaux (marocains en général). (idée de Philippe : accepter les projets présentés par une association sans partenaire au service accompagnement et appui afin de leur trouver un partenaire).

- Les demandes suivantes ne doivent pas être financées :

Le lancement ou le fonctionnement d’une association
Les missions d’identification ou de préconception de projets (si elles ne sont pas inclues pour la préparation d’une deuxième phase ouverte à d’autres partenaires).
Les voyages de groupes (si en tant qu’action isolée).
L’envoi isolé de matériels.
Les projets limités à la seule réhabilitation ou construction d’infrastructures.

1.2 Critères administratifs

Associations/ONG/marocaines

- Les bénéficiaires sont les représentants de la société civile du Maroc : associations, coopératives, entreprises, collectivités locales.

- Une présentation de l’organisme demandeur (histoire, but, organisation, domaines d’intervention, activités antérieures, personne contact, accord cadre, récépissé de déclaration, statut…) sera jointe au dossier.

1.3 Critères financiers

ONG/Associations/ marocaines

- Cofinancement de 30% minimum, fournit par les bénéficiaires, éventuellement par valorisation de leur participation en nature et/ou financière en accordant une attention particulière aux zones rurales.

- Financement du PCM2 à hauteur de 70% maximum du coût total du projet.

(Je ne sais pas si on peut négocier ces taux car le MAE a des critères très stricts concernant les ressources des projets).

* Autres critres et idées :

- Le projet doit prévoir une étude environnementale si c’est un projet qui a un impact sur l’environnement.

- Prévoir un manuel de procédure spécifique à chaque type de projet : éducation, économie et citoyenneté.

- Etre un projet qui comprend 10% du temps et 10% du budget pour la formation des personnes impliquées dans le projet dans des domaines spécifiques au travail associatif.

- Etre un projet qui comprend 5% du temps et 5% du budget pour les visites d’échanges d’expériences des personnes impliquées dans le projet avec d’autres associations.

- Le développement des capacités locales doit être un axe stratégique du programme, afin de favoriser une participation et une appropriation communautaire du projet.

- Etre un projet pour lequel le montant de la subvention du prochain programme est comprise entre 30.000 DH et 50.000 DH par année de réalisation du projet (soit entre 60.000 DH et 300.000 DH pour un projet de 2 ans et entre 90.000 DH et 450.000 DH pour un projet de 3 ans).

A vos commentaires, histoire de parfaire la proposition

Par Abderrahmane Messaoudi de Timoulay - Publié dans : Sélection des projets dans un nouveau PCM
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