Texte libre

 

se CONNAITRE

Merci de nous transmettre des images de votre association, de vos projets, de votre territoire...

avenirpcm@yahoo.fr

PRENEZ LA PAROLE

Ce blog est fait pour échanger des mots simples, rapides, des histoires du travail, des témoignages du Maroc qui bouge, des bouts de rêve d'un monde qui grandirait, malgré tout.

CLiquez Ici

 

Publicité

Organisition du PCM : comment mieux faire ?

Dimanche 1 mai 2005

Travailler au développement du Maroc est l’engagement qui nous réunit de part et d'autre de la Méditerranée. Mais y travailler ensemble n’est pas la même chose qu’y travailler dans son coin. Les premiers pas du PCM nous ont déjà donné une certaine expérience sur la meilleure manière d’avancer ensemble. Il nous faut en tirer expérience. Il nous reste encore à inventer. Dressons la liste de ce code de l’agir ensemble. Etablissons le dispositif d'un nouveau PCM
 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 14 mai 2005

Au delà du dispositif, il faut, pour pouvoir construire sur des bases solides, que chaque personne et chaque entité impliquée dans le programme exprime en toute franchise ses points de vue et ses attentes vis à vis du programme.

Il faut pour cela que l'on s'efforce ensemble à ce qu'il n'y ait pas de non dit.

Cela ne pourra se faire que si, pour chacun de nous (personnes et structures)
la finalité l'emporte sur les enjeux financiers et de positionnement et que l'on élabore des critères et des mécanismes qui puissent assurer que ces finalités l'emportent.

Ainsi, l'adhésion déjà exprimée au thème central, à savoir la jeunesse avec la vision qui s'y rapporte et celle aux trois axes, doit d'abord refléter la pertinence de ces choix en rapport avec des priorités et ce qui peut constituer des leviers importants pour le développement du pays et pour une coopération fructueuse entre les deux partenaires du programme. Elèments qui étaient mis en avant, notamment, lors de l'atelier de Casablanca. Elle doit aussi refléter notre volonté à s'engager et à assumer pleinement ses choix avec ce que cela peut impliquer en termes d'ouverture progressive envers les autres dont certains pourraient être mieux placés, que d'autres parmi nous, pour intégrer les finalités recherchés.

Encore faut-il que l'on s'entende réellement et suffisamment sur ce qui peut en découler comme types d'activités et comme modalités de travail qui pourraient être bien différents des pratiques actuelles.

M. Mouddene
Carrefour Associatif

Par M. Mouddene
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 21 mai 2005

Bonjour à tous,

En contribution à la prochaine réunion de la partie française du Comité de Rédaction du PCM II, je vous propose cette ébauche de cadre logique.

Dans la nécessaire formulation d'un cadre logique du PCM 2, il est indispensable d'intégrer le dispositif comme indissociable du contenu. Pour cela, je propose, non pas d'ajouter un objectif spécifique pour le dispositif, ce qui le déconnecterait trop du reste du programme et le présenterait comme une fin en soi et non un moyen, mais de le présenter comme un résultat parmi les autres.
Ainsi, dans le tableau joint en attaché, vous verrez que les trois axes de travail (Education, Economie, Citoyenneté) sont présentés comme des résultats et non plus comme des objectifs.

Nous aurions donc un seul objectif spécifique vers lequel convergerait
les 4 résultats obtenus:

- Résultat 1 : Une structure de renforcement et de mise en œuvre.
- Résultat 2 : Des jeunes intégrés dans des dispositifs éducatifs de qualité
- Résultat 3 : Des actions économiques novatrices en direction des jeunes
- Résultat 4 : Un rôle accru de jeunes dans le débat public

L'objectif global serait bien évidemment inchangé: Ensemble pour accompagner la jeunesse marocaine à être actrice d’un développement humain innovant.

Par contre, à mon avis, l'objectif spécifique se doit d'être à la fois plus restrictif en terme d'ambitions (l'objectif doit être en grande partie atteignable dans le temps du programme) et intégrer "l'outil Programme Concerté". L'objectif global dit "Ensemble ...", cet "ensemble", c'est le programme lui-même, c'est nous.
J'ai ainsi proposé une formulation d'objectif spécifique, qui est encore je pense un peu laborieuse et demanderait à être retravaillée et surtout précisée dans sa première partie. Mais c'est l'esprit:

"Contribuer à répondre aux besoins fondamentaux de jeunes marocains en les impliquant/intégrant dans une vision et une stratégie concertée d'associations françaises et marocaines et de leurs pouvoirs publics."

Solidairement,

Rodolphe Poirier
Dia

pour consulter la proposition de cadre logique, ouvrir le lien suivant : CL PCM 2 

Par Rodolphe Poirier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 25 mai 2005

Contribution française sur le « partenariat » lors du Séminaire de Palerme
(26, 27 et 28 octobre 2003)
Le futur du cofinancement : « Pour un renforcement de l’implication des Sociétés Civiles dans la coopération au développement de l’Union Européenne au travers des ONG européennes de développement »

Le « partenariat » semble constituer la pierre angulaire de la réflexion lancée par la Commission depuis plusieurs mois. Il peut-être envisagé à la fois sur le plan du sens et comme principe d’action.

Sur le plan du sens

Les débats concernant la dimension européenne des cofinancements ONG ont largement montré que celle-ci devait relever de la cohérence globale de la politique d’aide au développement conduite par l’Union européenne. La communication de la Commission sur les acteurs non gouvernementaux souligne l’importance de l’émergence d’acteurs civils dans les pays concernés par l’aide. La coopération de société civile à société civile encouragée et soutenue dans le cadre des cofinancements, la mobilisation des ONG européennes autour de ce défi majeur clairement affirmé dans les politiques européennes constituent des atouts indiscutables pour le succès de cette stratégie. Le « partenariat » entre ONG européennes et acteurs non étatiques du Sud apparaît alors comme un élément central d’une politique visant la démocratisation, l’ouverture des sociétés et la mobilisation de toutes les forces vives dans les pays aidés.
En relation avec ces objectifs, le renforcement et le développement des relations entre société civile européenne et société civile du Sud semble très important d’autant qu’il permet de distinguer la ligne B7 6000, qui relève de la coopération entre sociétés civiles, et la ligne B7 6002, qui relève de la relation que la Commission européenne souhaite entretenir avec les sociétés civiles du Sud.

Sur le plan de l’action

Dans ce contexte, le « partenariat » s’impose également au niveau des modes de faire, il devient une condition pratique de la cohérence, un principe d’action. La qualité des « partenariats » mis en œuvre apparaît comme un élément central d’appréciation des propositions, une forme nouvelle de ciblage. Les actions devant viser l’émergence et le renforcement d’acteurs au Sud ne peuvent que reposer sur une relation de « partenariat » engagée avec ces mêmes acteurs.

Pourtant, le « partenariat » trouve des définitions aussi nombreuses qu’imprécises et reste particulièrement difficile à appréhender. L’objectif d’analyser la qualité du « partenariat » est donc particulièrement difficile à atteindre, il se heurte à plusieurs niveaux de difficultés qu’il convient de dissocier dans notre réflexion. Etant entendu que le « partenariat » est en lui-même un processus, aucun élément d’appréciation retenu ne saurait avoir valeur dans l’absolu ou devoir être interprété de façon exclusive ou éliminatoire mais plutôt examiné à la lueur du contexte et dans son évolution. L’appréciation devrait être globale et rechercher une perception générale, une vue d’ensemble. Elle devrait aussi s’attacher à comprendre les évolutions possibles.

S’entendre sur les principes et les valeurs ?

Les éléments d’appréciation du « partenariat » ne peuvent faire référence qu’à un ensemble de principes ou de valeurs qui qualifient le type de « partenariat » qui devrait être soutenu, en relation avec l’objectif poursuivi : l’émergence d’acteurs civils autonomes dans les sociétés des pays en développement.

1 La transparence
Quelle que soit la situation de départ, le « partenariat » devrait s’appuyer sur une connaissance partagée entre les partenaires de l’ensemble des processus liés au projet, à son environnement et aux différents acteurs qu’il mobilise, notamment les bailleurs de fonds et leurs dispositifs de soutien. Une transparence qui s’envisagerait tant sur le plan financier que sur le plan institutionnel.

2 L’autonomie des partenaires du Sud
Quelle que soit la situation de départ, le « partenariat » devrait servir l’autonomie des acteurs du Sud, leur indépendance à l’égard des partenaires du Nord et promouvoir leur capacité à négocier le type de relation qu’ils entendent entretenir avec leur environnement proche et avec les différentes institutions engagées dans le processus de développement, notamment les ONG partenaires. Une autonomie qui s’envisagerait à la fois sur le plan financier et sur le plan institutionnel.

3 Une relation égale ou respectueuse des possibilités de chacun
Quelle que soit la situation de départ, un juste partage des responsabilités devrait s’opérer entre acteurs du Nord et acteurs du Sud. Les « partenariats » sans partage équitable des responsabilités ne mériteraient plus d’être soutenus.

4 La valorisation des compétences du Sud
Quelle que soit la situation de départ, le « partenariat », s’il entend participer de l’émergence et du développement des acteurs du Sud, devrait s’attacher à valoriser et à développer les compétences mobilisables dans le Sud, tout particulièrement celles du partenaires ou de ses propres alliés au Sud.

5 Une relation recherchant la réciprocité des échanges
Quelle que soit la situation de départ, un « partenariat » durable devrait reposer sur la réciprocité des échanges. Une relation unilatérale ne saurait favoriser l’émergence d’acteurs autonomes. La plus-value attendue par l’acteur du Nord devrait être explicite et revendiquée.

Sur la base du quels critères ?

L’appréciation de ces différents critères devrait être globale et rechercher une perception générale, une vue d’ensemble.
Afin de se conformer au principe de transparence, il serait envisageable que les projets soient cosignés par les porteurs de projet en Europe et leurs principaux partenaires dans le Sud (Eléments Budgétaires inclus).

1 Histoire du « partenariat »
Présenter la relation de « partenariat » depuis son origine, les principales motivations qui ont conduit à construire cette relation, à la poursuivre et qui la motivent encore aujourd’hui. Préciser les acquis de cette relation pour les partenaires du Nord et du Sud. Expliquer la relation entre ce « partenariat » et l’élaboration du projet proposé.

 2 Le partage des responsabilités
Présenter les différentes responsabilités au sein du projet (maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, mise en œuvre), décrire les lieux et les procédures de décision et de régulation.

3 La réalité des flux financiers
Présenter la répartition des ressources entre les différents acteurs. Il s’agit surtout d’expliquer les choix qui ont été opérés et de les expliquer, de préciser les procédures de versement des différents financements, les procédures de contrôle.

4 L’apport en expertise
Détailler les apports d’expertise du Nord et du Sud, les profils de poste et les responsabilités des intervenants.

5 La relation avec les bénéficiaires
Expliquer la relation entre les partenaires du projet (au Nord et au Sud) et les bénéficiaires du projet (an Nord et au Sud)

En garantissant une lecture contextualisée et évolutive des processus en cours

La lecture de ces informations devrait servir à comprendre la réalité du « partenariat » à partir des réalités concrètes du terrain et des sociétés civiles approchées. Elle devrait s’attacher à mieux appréhender les évolutions attendues et les moyens mis en œuvre pour y parvenir. Toutes les hypothèses de départ doivent pouvoir être entendues dans la mesure où les choix sont clairement exposés et où tout est mis en œuvre pour voir progresser le
« partenariat » dans le sens souhaité.

1 Stratégies concernant l’évolution du « partenariat »
Préciser comment les partenaires entendent faire évoluer leur relation, quelles sont les stratégies proposées pour y parvenir.

2 Moyens mis en œuvre pour développer cette stratégie
Préciser les moyens mis en œuvre dans le projet et en dehors du projet.

Si le « partenariat » devait être considéré comme un élément déterminant dans la sélection des projets et si l’idée des notes d’intention (concept note) était retenue, il est possible d’imaginer que ces informations soient fournies dans le cadre d’une annexe à la note d’intention. Dans tous les cas, il conviendrait de distinguer l’analyse du « partenariat » de la question de l’éligibilité des associations afin de garantir une appréhension contextuelle de la réalité des
«partenariats» qui ne relève pas de l’association dans son ensemble mais de chacun des projets et des « partenariats » proposés.

Par Salvatore Pappalardo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 3 juin 2005

Ce document tente de synthétiser les éléments qui ont émergé lors des ateliers de Bouznika puis à travers les contributions des membres du comité de rédaction et du CCM pour la préparation des ateliers régionaux des 4 et 5 juin au Maroc.  Ce document émet aussi des remarques sur la cohérence des objectifs entre les différents niveaux (global, spécifique et résultats attendus).

Plan de la synthèse/analyse :

- Objectifs du programme et objectifs des fonds
- Objectifs des associations française et objectifs des associations marocaines
- Objectif général et objectifs spécifiques
- Résultats attendus (anciens objectifs spécifiques)
- Proposition du bureau PCM

Pour la réalisation de ce travail de synthèse, il est apparu nécessaire de bien faire la différence entre les objectifs du programme et ceux des éventuels fonds locaux. Il y a aussi une certaine confusion qui est due au fait que le public du programme tel qu’il a été défini jusqu’à aujourd’hui est la jeunesse marocaine, ce qui ne prend pas en compte les objectifs de certaines associations françaises d’avoir une activité en France aussi.

- Objectifs du programme et objectifs des fonds

Cette distinction n’ayant pas été faite lors des ateliers, nous arrivons à une certaine confusion dans les objectifs, ne sachant pas ce qui relève des objectifs du programme et des objectifs des fonds.

Pour l’instant, la structure du cadre logique laisse à penser que l’objectif global et l’objectif spécifique unique sont les objectifs du programme et que les objectifs des fonds sont au niveau des résultats à atteindre.

- Objectifs des associations française et objectifs des associations marocaines

Bien que cette distinction puisse paraître déplacée pour un programme, qui plus est concerté, je pense que nous ne pourrons faire l’économie de cette clarification des objectifs des associations françaises et des associations marocaines.

En effet, les associations françaises n’ont pas les mêmes objectifs, les mêmes attentes, les mêmes intérêts que les associations marocaines. Les associations françaises s’accordent relativement bien avec leurs partenaires marocains pour définir l’objectif global du programme, qui est l’accompagnement de la jeunesse… mais pas entièrement puisque l’objectif des associations françaises est aussi de toucher la jeunesse française. Les associations françaises et marocaines ont encore besoin de définir leur intérêt, leur apport dans le programme s’il est principalement tourné vers la jeunesse marocaine. Ou alors elles ont besoin d’affirmer leur intérêt de s’ouvrir aussi à des activités du coté français et dans ce cas là d’identifier ce qui les lie à l’orientation vers la jeunesse marocaine pour trouver un objectif commun qui englobe les deux (objectifs marocain et français).

- Objectif général et objectifs spécifiques

Après la proposition de la partie française du comité de rédaction d’inclure la mise en place d’un dispositif comme résultat à atteindre, il apparaît que l’objectif spécifique du programme (Contribuer, par une stratégie concertée d'associations françaises et marocaines, autour de leurs pouvoirs publics, à une plus grande implication des jeunes dans la société marocaine) est une reformulation de l’objectif général (« Ensemble pour accompagner la jeunesse marocaine à être actrice d’un développement humain innovant. »).

Il clarifie le « ensemble » en précisant « par une stratégie concertée d’associations françaises et marocaines, autour de leurs pouvoirs publics  » et il définit le « être actrice (la jeunesse) d’un développement humain innovant » par « une plus grande implication des jeunes dans la société marocaine ».

Les différences que l’on peut noter entre ces deux objectifs sont :

- L’objectif d’implication des jeunes dans la société marocaine oriente fortement le programme vers une dynamique citoyenne, ou sociale. Reste à s’entendre sur cette priorité.

En ce qui concerne les associations marocaines, les priorités définies pendant les ateliers régionaux sont :

. La dimension économique de l’accompagnement des jeunes pour la région orientale, seule région à avoir défini un seul axe prioritaire.
. Pour la région Sud, les secteurs de l’éducation et de l’économie sont prioritaires dans l’accompagnement de la jeunesse, la citoyenneté et la mobilisation des ressources de proximité étant des valeurs opérationnelles.
. Pour la région Centre Sud, la priorité était l’insertion et l’intégration des jeunes dans le développement économique et social
. Pour la région Nord, nous ne disposons pas de compte rendu écrit, mais les priorités annoncées sont l’éducation et l’économique.

- L’objectif d’implication (…des jeunes dans la société marocaine) sous entend qu’ils ne sont pas impliqués, ou peu. Cet objectif  gagnerait à être précisé.
- On ne parle plus d’innovation, ni de développement humain. Si ces dimensions ne sont pas intégrées au niveau de l’objectif spécifique, elles ne seront pas de valeurs fondamentales chercher dans tout projet. Il semble pourtant que le potentiel soit là, étant donné l’originalité de la démarche de programme concerté France-Maroc, mais aussi compte tenu de l’expertise acquise par la composante 2 en termes d’économie solidaire, qui se définit aussi comme humaine, et l’action de la composante 3 autour de l’accès aux droits (humains).
Enfin, le réseau IDD (membre du comité de rédaction) se demande s’il n’est pas plus juste de parler de « développement solidaire » et pas de « développement humain innovant », ce qui « répondrait mieux au sens que nous donnons aux actions que nous menons (Solidarité Nord/Sud et Sud/Nord, solidarité entres générations, solidarité entre jeunes ».


- Résultats attendus (anciens objectifs spécifiques)

Introduction du dispositif au niveau des résultats à atteindre.

Le comité de rédaction français a proposé un cadre logique qui fait passer l’objectif global au niveau d’objectif spécifique unique et les objectifs spécifiques au niveau des résultats à atteindre. Cette structuration du programme est proposée pour « intégrer le dispositif comme indissociable du contenu », car étant donnée l’importance du dispositif, il est intéressant de le présenter comme un résultat à atteindre. Pour DIA il ne s’agit pas «d'ajouter un objectif spécifique pour le dispositif, ce qui le déconnecterait trop du reste du programme et le présenterait comme une fin en soi et non un moyen, mais de le présenter comme un résultat parmi les autres »

Résultats à atteindre

- Résultat 1 : Un cadre de concertation et de renforcement entre associations françaises et marocaines, et avec les pouvoirs publics est mis en œuvre

Ce résultat vient d’être introduit pour accorder une certaine importance à la mise en place du dispositif (voir § ci dessus)

- Résultat 2:  L'accès des jeunes à des dispositifs éducatifs de qualité est amélioré

Lors de l’atelier de Bouznika, cette orientation du futur programme (identifié comme un objectif spécifique) posait les termes de la problématique : « comment favoriser l’accès à l’éducation populaire et citoyenne de qualité ? ».

Depuis, il a été repris une première fois avec la proposition « Des jeunes intégrés dans des dispositifs éducatifs de qualité » avant d’arriver à la formulation actuelle.

- Résultat 3: L'accès des jeunes à des activités économiques novatrices est amélioré

Lors de l’atelier de Bouznika, l’objectif spécifique initial (issu de la synthèse des ateliers régionaux d’avril) n’a pas été reformulé : « favoriser la création de richesses et d’emplois via les activités génératrices de revenus pour les
jeunes ».  Mais la distinction a été faite entre « emploi » et « activité génératrice de revenus » et donc que « l’objectif n’est pas seulement la céation d’activités génératrices de revenus, qui représentent un revenu complémentaire, mais véritablement l’accompagnement pour l’accès à l’emploi existant et la création d’emploi ». Les deux axes qui avaient été identifiés pour ce objectif spécifique (ou résultat à atteindre) sont : « Accompagner les jeunes vers l’activité économique » et « Appuyer les acteurs locaux et le monde économique dans la mise en place d’outils favorables à la création d’activités ».

- Résultat 4 : La participation et l'insertion des jeunes dans la vie publique sont améliorés

Lors de l’atelier de Bouznika, l’objectif spécifique qui avait été formulé est : « Favoriser la participation (citoyenneté) et l’insertion (accès aux droits) de tous les jeunes à la vie publique. ». Cet objectif demeure donc quasiment inchangé si ce n’est qu’on a omis le « tous les jeunes», or l’atelier avait jugé « important de préciser tous les jeunes (également les jeunes femmes, les jeunes handicapés…) ». De même, on peut se demander si éliminer les termes
« citoyenneté »  et « accès aux droits » de la formulation ne risque pas de faire oublier la spécificité et la philosophie du programme.


Remarques générales sur les résultats à atteindre.

- Il  a été noté que les « les résultats des ateliers (de Bouznika) sont jugés comme trop larges : les objectifs spécifiques fixés sont difficiles à atteindre en fin de programme.» (réunion CCM-CCP du 19 avril 2004). C’est pourquoi le comité de rédaction a veiller à faire un travail de simplification des objectifs annoncés à Bouznika.
- Les résultats à atteindre (les anciens objectifs spécifiques) découlent à la fois de l’objectif global du programme qu’ils doivent contribuer à réaliser et du diagnostic des problèmes, des actions identifiées pour résoudre des problèmes.

- Proposition du bureau PCM

A la lumière de toutes ses remarques sur la définition des objectifs du programme, c’est-à-dire :

- La trop grande ambition des objectifs identifiées jusqu’à maintenant,
- Le manque de cohésion (et la complexité au niveau du dispositif ) qui pourraient découler de la définition d’axes de travail indépendants (économie, éducation, citoyenneté). C’est à dire la reproduction du système des composantes qui a été remis en question lors du PCM.
- La différence d’intérêt/motivation entre les association françaises et marocaines (les associations françaises n’ayant pas encore défini clairement leurs attentes, les associations marocaines étant vraiment tournées vers la problématique de la jeunesse marocaine)

Compte tenu de ces remarques, le bureau du Programme Concerté Maroc propose un cadre logique de programme alternatif. L’idée fondatrice est que toutes les associations travaillent autour du même objectif mais de façon intégrée, c’est à dire en prenant en compte tous les objectifs identifiés pour l’ensemble du programme, que sont les dimensions humaine, innovante, citoyenne, dans une démarche d’éducation et de développement local (sans oublier d’intégrer les femmes et les handicapés) .

Concrètement cet engagement pourrait se traduire par le choix de l’orientation qui revient dans toutes les régions : l’économique, qui serait reconnue comme priorité pour le programme, mais la réalisation des projet et des activités transversales du programme intégreraient tous les éléments cités au paragraphe ci dessus.

L’objectif global du programme pourrait être « Structurer les associations (marocaines et françaises, voir plus loin)  à créer des structures capables d’accompagner les jeunes dans la recherche d’emploi et/ou dans la création d’entreprise dans une démarche humaine, innovante, et de développement
local ».

Pourquoi un objectif global unique ?

Cet objectif unique aurait pour avantage de clarifier la nature du programme, donc d’améliorer l’apport des échanges et du renforcement entre associations (pendant les temps de rencontre) et également d’améliorer la visibilité du programme.

Si les associations du PCM réussissent à s’accorder sur cet objectif unique, la force du programme en tant qu’union d’acteurs associatifs sera importante.
En ce qui concerne la capacité des associations à mettre en œuvre un projet tel que celui cité comme objectif global, elles l’ont toutes potentiellement, et le programme sera le meilleur moyen de l’acquérir, de manière groupée et collective.

De même en ce qui concerne les orientations stratégiques des associations, et le respects de leur objectifs propres, de leur mission, la plupart des associations du PCM sont des associations de développement et à ce titre elles interviennent dans divers domaines. La mobilisation et l’implication dans un tel programme est un projet qui permet à toute association développement de réaliser son objectif de contribution au développement du pays.

La phase actuelle de professionnalisation des associations n’est pas encore à la spécialisation et un nouveau programme qui permette aux associations de se constituer comme structure d’accompagnement des jeunes vers l’emploi et la création d’entreprise dans une démarche concertée et éthique est très valorisante et formatrice.

Quelle différence avec un programme de développement ou un fonds classique ? Le programme ou le fonds définissent des objectifs, des orientations, des lignes directrices et les associations qui répondent à leur appels d’offres sont effectivement censées faire des projet plus ou moins semblables. La différence est qu’ici, toutes les associations intéressées par le programme travaillent ensemble et donc qu’elles sont accompagnées par au sein du programme pour mener le projet à bout. Accompagnées par le bureau du programme et aussi par toutes les autres associations qui ont choisi de se fixer le même objectif.

Quelle place pour les associations françaises ?

En adhérant à un tel programme, les associations françaises peuvent avoir là l’occasion de travailler sur leur rôle en tant qu’acteur de développement au
« Nord ». Elle peuvent décider de se mobiliser comme les associations marocaines et elles aussi travailler sur l’accompagnement des jeunes français vers l’emploi et la création d’entreprise dans une démarche concertée et éthique.

Cet engagement pourrait être très bénéfique, en termes d’implication dans les activités au Nord car elle sortirait du cadre de l’éducation au développement et apporterait une dimension nouvelle au développement : relever les mêmes défis que ceux que relèvent leurs partenaires du Sud.

En terme de viabilité et de faisabilité, le programme serait basé sur les mêmes principes qu’au Maroc : s’impliquer dans un domaine qui n’est pas forcément celui dans lequel l’association est habituée à travailler mais qui relève d’une cause nationale, la faisabilité étant assurée par l’insertion dans le programme qui assure l’accompagnement (de l’association) pour la réalisation des objectifs (« création d’une structure d’accompagnement… »).

Comment respecter les éléments transversaux ou éléments de méthode : humain, innovant, citoyen dans une démarche d’éducation et de développement local ?

La création de « structure d’accompagnement des jeunes vers l’emploi et la création d’entreprise dans une démarche concertée et éthique » est un projet qui va nécessiter la mobilisation des autorités locales, d’où intégration du développement local.

La création d’entreprises innovante devra se baser la mise en valeur (originale) des ressources locales, d’où intégration du développement local.

L’aspect humain sera basé sur l’insertion dans une démarche d’économie humaine (nommée économie sociale et solidaire au service de l’homme d’après les derniers travaux de la composante 2). Cette économie étant définie par des valeurs et des critères à respecter, c’est la dimension humaine.

La dimension innovante est apportée à la fois par l’originalité du programme et des projets, structures qui le composent. A ce sujet, il existe bien des structures d’accompagnement pour l’emploi des jeunes en France, mais combien réussissent vraiment ? Combien arrivent à trouver les méthodes et le dosage entre accompagner et « faire à la place de » nécessaire former un jeune ou une entreprise indépendante et autonome ?

Les dimensions innovantes, humaine et citoyenne peuvent aussi être apportées en donnant l’accès aux jeunes à des stages de développement personnel, de Communication Non Violente, de coaching (et d’autres méthodes encore…) dont l’objectif est d’amener la personne à se mieux se connaître pour mieux se respecter et mieux respecter les autres, mais aussi à être plus sûre d’elle même et de se donner les moyens de réaliser des rêves, à être plus entreprenante et créative. Cet apprentissage assez technique est un façon originale d’aborder la citoyenneté en partant du principe que l’amélioration de la société passe aussi par l’amélioration de la personne. Pour exemple, la méthode de communication non violente a déjà été introduite dans certaines écoles en Belgique et donne des résultats probants et termes de responsabilisation des élèves (dont la réduction de la violence n’est qu’une partie).

De plus, l’aspect de sensibilisation citoyenne ne connaît pas de meilleurs résultats que lorsqu’il est rattaché à un projet, à du concret. Dans ce programme, on pourra faire de la sensibilisation aux respects des droits humains liés à l’activité économique (en insérant le projet dans un démarche d’économie humaine), de même qu’une sensibilisation au respect de l’environnement en veillant à créer des entreprises qui prennent en compte l’impact environnemental et la gestion durable des ressources naturelles.

aspect genre ne pourra être garanti que par des critères concrets tels que les quotas de femmes dans les comités de gestion du projet au sein des associations, et éventuellement des quotas de jeunes entrepreneuses potentielles pour le lancement du projet pas une association. Toute autre proposition sur l’intégration des femmes dans le programme est la bienvenue.

L’approche avec les handicapés reste à définir.

Dans le domaine de l’éducation, les activités transversales du programme pourront se consacrer au plaidoyer pour l’amélioration des conditions d’enseignement notamment par des propositions concrètes sur les orientations à suivre pour que les programmes soient plus adaptés au marché du travail. Le travail de plaidoyer pourra aussi porter sur l’amélioration de la scolarisation rurale puisque est un des facteurs majeurs qui empêche le milieu rural de se développer économiquement.

D’autres actions de plaidoyer, la création de groupes de décision de jeunes, et des campagnes nationales en rapport avec le développement économique, la jeunesse, l’économie humaine ou le développement local pourront aussi être envisagées dans le cadre des activités transversales du programme.

Les activités régionales, les visites d’échange ainsi que la capitalisation restent des activités de renforcement qui ont prouvé leur efficacité et qui feraient partie des activités transversales.
 
Objectifs non atteints dans ce nouveau cadre logique (par rapport aux propositions d’objectifs actuelles)

Restent des objectifs qui ne pourront pas être atteints dans les domaines de l’éduction ou de la citoyenneté :

- la création de structures éducatives, les actions directes envers les population rurales ou les actions novatrices dans le cadre de la santé, de la sexualité  (Résultat 2, activités 2 à 4 du cadre logique)
- la création d’espaces de dialogue, d’expression ou de coordination des jeunes (Résultat 4, activité 1 du cadre logique )

Le choix d’un objectif unique d’accompagnement des jeunes vers l’emploi et la création d’entreprise dans une démarche concertée et éthique  pour l’ensemble du programme est un choix de priorité qui implique que l’on ne pourra pas faire tout ce à quoi on a pensé jusqu’à maintenant, que l’on laisse les autres objectifs à d’autres activités de l’association, à d’autres programmes, à un autre moment peut être.

Ce choix est basé sur la volonté d’avancer de manière collective, créative et efficace.

Télécharger le document :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/40/08/quels-objectifs-pour-un-nouveau-prog.doc

Par Bureau du PCM - Rabat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 3 juin 2005

Un nouveau dispositif pour un nouveau PCM avec pour objectif : mieux faire... A nous toutes et tous d'enrichir cette proposition :

Télécharger le document :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/40/08/dispositif-pcm-2.doc 

Par Comité de rédaction
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 15 juin 2005

Compte rendu de l'atelier régional sur l’avenir du PCM – Région Sud
réunion du samedi 4 juin 2005 à Timoulay

Sur l’argumentaire jeunesse

Un complément du texte actuel est en cours de rédaction. Son propos est de poser plus clairement le constat d’une faiblesse morale de la société marocaine et donc la nécessité d’affirmer et d’assumer des principes éthiques nouveaux pour vraiment parvenir à résoudre les problèmes visés par le PCM. Ce texte sera publié sur le blog dès sa finition.

Sur l’objectif général d’un nouveau PCM

Après longues réflexions, nous sommes parvenus à la conclusion qu’il fallait abandonner le terme « innovant » dans l’énoncé de l’objectif au profit du mot
« solidaire ». L’objectif général devient ainsi : ensemble pour accompagner la jeunesse marocaine à être actrice d’un développement humain solidaire.

Remarque : il faut garder la dimension humaine du développement solidaire, dans une parfaite cohérence avec la politique nouvelle énoncée par le Roi dans son dernier discours.

Sur l’objectif spécifique

La formulation actuelle n’est pas satisfaisante mais aucune autre proposition n’a été trouvée faute de temps. Nous comptons sur les contributions des autres régions pour enrichir ce sujet.

Sur les résultats

La région Sud pointe l’importance de ne pas refaire l’erreur du premier PCM vis-à-vis de la dimension éthique du projet d’ensemble qu’il convient d’affirmer clairement. A l’instar de l’objectif général, nous considérons que le chantier économique du PCM doit affirmer une même dimension éthique : il s’agit ici d’économie solidaire, c'est-à-dire d’une économie directement liée à l’enjeu du « développement humain ». La continuité avec l’expérience des trois années précédentes repose aussi sur cette affirmation claire : la capitalisation opérée sur la composante 2, dite d’économie, a permis d’énoncer les premiers critères d’un tel positionnement. Il s’agit de poursuivre l’expérience et d’ainsi parvenir à aboutir un travail cohérent de 7 années sur l’économie solidaire au Maroc.

Modifier la formulation du résultat 3 en plaçant le jeune en position d’acteur et non pas de bénéficiaire :

Ancienne formulation : des actions économiques novatrices en direction des jeunes

Nouvelle formulation :  des jeunes acteurs d’une économie responsable
et solidaire

Modifier la formulation du résultat 4 en reprenant les propositions précédentes :

Ancienne formulation : Un rôle accru des jeunes dans le débat public

Nouvelle formulation :  un rôle accru des jeunes dans la vie publique

Sur les activités

- Reformulation du résultat 2 :

 1 . Formation des jeunes aux métiers de l’animation
(le PCM ne peut viser à former les jeunes aux métiers de l’enseignement et de l’éducation)
 2 . Renforcement des capacités des jeunes enseignants
3 . Création et/ou renforcement des structures éducatives complémentaires (centre de ressources, espace culturel, bibliothèque, équipement sportif…)
4 . Actions en faveur de l’accès à l’éducation des populations marginalisées (milieu rural, filles, personnes handicapées)
5 . Actions novatrices pour l’éducation informelle, à la santé, aux droits de l’homme

- Reformulation du résultat 3 :

1 . Soutien à la création de projets d’économie responsable et solidaire
2 . Valorisation des savoirs, savoir-faire et autres aspects solidaires du patrimoine
3 . Mobilisation d’acteurs économiques pour soutenir les jeunes acteurs d’économie responsable et solidaire

Remarque : nous considérons que la formation professionnelle est intégrée dans l’activité 1 puisque le soutien à des projets d’économie responsable et solidaire comprend la formation aux métiers tout comme la formation à l’entrepreneuriat solidaire

- Reformulation du résultat 4 :

La seule remarque faite est de considérer l’activité 4 (création et promotion d’échanges avec l’espace euro méditerranéen) comme trop éloignée du sujet.

Sur les critères de sélection

Une nouvelle proposition de critères est en cours de rédaction.

Sur le dispositif

- Sur le chef de file :

Le chef de file ne doit pas être un seul gestionnaire du PCM mais doit assumer et assurer une fonction motrice d’animation et de prospectives. Il doit plus spécialement veiller à la qualité du travail réalisé dans les deux services productifs du bureau : le service communication et le service formation. Il doit donc s’organiser une équipe de travail dans ce sens. Les enjeux portés par ces deux services, et leur pérennisation, demandent plus qu’un seul suivi mais bien un accompagnement directif. Cette équipe française travaillerait ainsi en binôme direct avec l’équipe marocaine.

- Sur les Fonds :

. L’état actuel de la proposition n’est pas clair sur la nature des fonds. Le Fonds d’Appuis au Initiatives Régionales est il un fonds souple ou bien une ligne budgétaire fixe ?

. Le Fonds d’Appui à Projets doit abandonner la mention « innovants »

. Le Fonds d’accompagnement n’apparaît pas dans le schéma du dispositif : est ce un fonds souple ou bien une ligne budgétaire fixe ?

- Sur le Fonds d’Appui aux Initiatives Régionales :

. S’il est intéressant de donner une gouvernance collégiale à un tel fonds, il nous parait cependant pertinent de désigner un responsable (association marocaine) afin d’assurer un portage clair de ce rouage. Ce responsable devant être membre de droit du Copil, le comité d’animation régionale élira les 3 autres membres.

. Pourquoi le FAIR est-il en charge des projets qui s’organise autour d’un pôle régional pluri-acteur ? Cela fait partie intégrante du mandat du Fonds à Projets qui doit lui organiser ses niveaux de financement en regard de la masse d’acteurs des projets et de l’envergure de leur territoire d’intervention. Le FAIR doit soutenir des actions d’échanges entre des régions déjà constituées par les projets. La mise en réseau des régions demande des moyens réels qu’un tel fonds permettra d’assurer.

. Il est très importante de rappeler que le concept de région ne se limitera pas dans le nouveau PCM aux seules données géographiques. Le découpage régional actuel n’est pas assez pertinent pour demeurer contraignant. Le concept de région doit intégrer des regroupements cohérents d’acteurs de développement (sur une cohérence de réponse) ou tout projet pluri-acteurs sur un territoire donnée (pôle régional pluri-acteurs).

- Sur le Copil :

. Il est important de donner d’emblée au Copil une responsabilité de contrôle avec un pouvoir de sanction vis-à-vis des membres du PCM qui failliraient à leurs engagements.

. Comment se prennent les décisions au sein du Copil ? Les 2 membres permanents représentants les autorités publiques françaises ont-ils droit de vote ? Si oui, ne serait-ce pas pertinent de jouer pleinement le jeu du partenariat et d’ainsi donner une même place à un représentant des autorités publiques marocaines (service de la coopération) ? Une telle figure de partenariat ferait bonne école et assurerait un vrai lien entre tous …

- Sur le Bureau exécutif :

. Il nous parait trop lourd d’imaginer un bureau avec autant de personnel : 1 seul salarié peut assumer le service formation et appui / accompagnement et 1 seul peut animer et suivre les projets dès lors qu’il est secondé dans ses tâches de secrétariat par le salarié chargé de l’administration. Le directeur doit être lui aussi amplement mobilisé sur l’animation et le suivi. Cela ramène le bureau à une équipe de 4 salariés + 1 directeur (5 personnes au lieu de 7).

- Sur l’Assemblée générale :

. La solution idéale ne semble pas avoir encore trouvée pour la constitution d’une assemblée. Exemple : si le comité de sélection se compose de membres élus par l’assemblée générale et si cette dernière se compose de membres porteur « d’un ou plusieurs projets », que se passe-t-il si un membre voit ultérieurement son projet refusé par ce même comité : reste-t-il membre de l’assemblée ?

. L’idée de prévoir une cooptation de tout nouveau membre par 5 membres de l’AG n’est pas bonne. Il faut trouver une autre solution.

. La constitution de la première AG n’est pas clarifiée : les associations du premier PCM ? Il est certes difficile, voir impossible, d’imaginer une solution de recomposition de l’existant afin d’aboutir à un collectif de qualité mais il reste déprimant d’imaginer poursuivre l’expérience avec des associations qui n’ont manifesté qu’un faible intérêt durant la première phase. La question mérite d’être posée.

Participants : ... (...)
... (...)
A venir...


 

Par Avenirpcm
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 juin 2005

Compte rendu de l'atelier régional sur l’avenir du PCM – Région Sud
réunion du dimanche 5 juin 2005 à Aghbalou

A - Un tour de table de présentation des participants est réalisé. 
B - Présentation du programme de l’atelier et planning sur la journée .
C - Distribution des documents base du travail de réflexion de l’atelier à savoir : 
  1 - Document  1 : « Pourquoi continuer le PCM ? »
  2 - Document 2 : « Pourquopi le choix de la jeunesse ? »
  3 - Document 3 : « Critères d'éligibilité des projets en vue d’un PCM 2  »

Chacun des document, base de réflexion, a été lu et expliqué intégralement en français par Monsieur Yacobi et en arabe par Monsieur Jounaidi.

Relevé des débats

Introduction : bref historique du PCM et CCM par Mr. Yacobi – rappel des 3 axes prioritaires objets de réflexion du séminaire de Bouznika .

1. Pourquoi continuer le PCM ?

- Le groupement des associations par région (rappel de la réunion de Settat en juillet 2003) a permis de créer une dynamique, de privilégier et de renforcer des liens entre associations d’une même région.
- Cette dynamique ainsi créée doit être la base, le support d’un prochain travail .
- L’existence d’un collectif d’associations est un potentiel qui doit permettre de réunir les capacités afin d’atteindre un objectif commun .
- L’expérience du PCM 1 a permis de capitaliser différents axes à savoir le renforcement de la concertation, de la régionalisation, des capacités.
- Il est à noter que la continuité doit aussi passer par la rupture : le PCM 2 prochain sera en partie le fruit du PCM 1 qui devra prouver sa capacité à se renouveler. 

Pour cela il faut donc :

- Garder en mémoire les faiblesses du PCM 1 : si les liens relationnels inter associations marocaines ont été renforcés, il serait souhaitable que les relations entre associations françaises et marocaines suivent le même chemin.
- La relation avec le partenaire français est encore conçue comme une relation à bailleur de fonds .
- Continuer à re-serrer les liens entre associations d’une même région et entre régions.
- Si le PCM 1 a permis aux associations le renforcement de leurs capacités, il faut que ces mêmes associations prennent consciences collectivement que cela constitue un potentiel à mettre en commun afin d’atteindre un objectif commun. Les capacités des associations se renforceront alors d’elles-mêmes. Le renforcement des capacités devient alors un moyen privilégié et non un objectif.
- Insister sur l’importance d’une éthique et de valeurs communes, bases de l’implication des acteurs du monde associatif.
- Un objectif commun clairement défini autour duquel l’ensemble des associations se réunissent.

2. Pourquoi le choix de la jeunesse ?

Le choix d’axer les actions sur la jeunesse résulte du fruit des réflexions des travaux d’ateliers du CCM et des ateliers de Bouznika. Les évènements du 16 mai 2003 ont provoqué une prise de conscience à différents niveaux de la population. Le choix de la jeunesse ne relève d’aucune prétention à répondre pour suivre «une mode ». Il s’agit de s’impliquer à un moment précis afin de contribuer avec l’ensemble des partenaires marocains, dont les pouvoirs publics, pour trouver des solutions à cours termes et à long terme aux problèmes posés.

Attention : le problème de la jeunesse ne pourra pas être réglé par les associations (il y a des décideurs qui sont là pour cela), les associations doivent accompagner.

3. Quels objectifs pour un nouveau programme ?

Rappel : l’objectif  décrit doit être un objectif commun à l’ensemble des  associations françaises et marocaines.

- A partir du choix de l’objectif commun (implication des jeunes dans la société marocaine), mise en place d’actions ciblées orientées vers une dynamique citoyenne et sociale commune.
- Partenariat indispensable avec les pouvoirs publics .
– A ce jour à part le projet dans le cadre du PROASOC, il n’y a pas de réel partenariat avec les pouvoirs publics.
- Les projets d’activités devront répondre à des critères de réalisation concrète et mesurables (en effet, le sujet est vaste et les moyens restent modestes).
- Les projets devront être cernés par rapport à un objectif précis, une méthodologie appropriée, une démarche logique.
- Les objectifs des associations françaises sont-ils les mêmes ?

La proposition du Bureau du PCM :

Un projet unique pour toutes les associations du programme. Choix de l’orientation commune à toutes les régions : l’objectif économique est à privilégier : orientation économique qui serait reconnue comme priorité pour le programme. Cet objectif économique devra prendre en compte la dimension sociale et citoyenne .

Débat et réactions :

La plupart des associations ne se retrouve pas dans cette dimension économique. Celle-ci leur paraît trop restrictive par rapport à leurs engagements et leurs actions et leur savoir faire. Le souci est de savoir quelle serait la place d’associations impliquées dans des domaines primordiaux pour la jeunesse (axe prioritaire) comme ceux de la santé, de l’éducation et de la citoyenneté.

Il est par contre important d’avoir un projet unique dans lequel s’inscriront les projets associatifs aux objectifs clairs et bien définis. L’action menée collectivement doit être mesurable. Pour cela, il faut rassembler les actions, travailler ensemble et ainsi éviter la disparité, assurer la cohésion des actions.

4. Critères d'éligibilité des projets

Explications de certains critères :
- 10% du budget et du temps imparti à la formation : c’est un critère clairement défini pour que le choix du renforcement des capacités comme moyen privilégié dans le programme soit vraiment respecté.
- Eligibilité des entreprises : la possibilité que des entreprises soumettent au fond est justifiée par les discussions de l’atelier économie de Bouznika qui avaient identifié les besoins d’une action directe vers les entreprises pour améliorer les possibilités d’emplois des jeunes dans celles-ci... L’éventualité de financement de programmes sociaux menés par les entreprises et répondant aux objectifs du PCM est aussi évoquée. 

Par Avenirpcm
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 11 octobre 2005

 

Le document pour un nouveau Programme Concerté Maroc est aujourd'hui disponible.

 

A consulter en téléchargeant le fichier ci-joint :

PCM 2

 

Par Avenirpcm
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 20 octobre 2005

Position des ONGs par rapport à la charte : quelle place aux jeunes bénévoles/personnels de terrain du PCM ?

 

La "charte" du PCM est un ensemble de principes, tant sur le principe même de l'aide que sur la "qualité" de travail au sein du "couple" associatif que forment prestataire de l'aide et son partenaire au Maroc. Or ces préoccupations, de plus en plus prégnantes dans le PCM2, se sont trouvées en coorélation avec les projets et l'evaluation ex-post des "couples". Il en a résulté un effet de glissement sur des stadandars techniques de gestion, de pilotage, sans aucune préocccupation de l'humain, principale ressource des ong franaises et marocaines et de la démarche transversale du PCM. Le risque est de voir ainsi des ONGs exlure une ONg qui a contrevenu par exemples à des normes financières et comptables, mais on accroit la précarité grandissante dont souffrent le personnel ou les bénevoles de terrain.

A nos yeux, la démarche aboutissant à la charte ne doit pas être figée sur des principes mais un processus qui intègre le contexte opérationnel lui même dans lequel évoluent une organisation humaine de bénévoles et animateurs en particuliers. A mon avis cela devrait doter votre charte d'une série de réglementations internes, allant au de là de simples modalité de fonctionnement, pour exprimer des valeurs auxquels adhérent aussi bien les salariés que les militants associatifs. Les associations membres du PCM doivent justifier qu'elles se conforment aux principes : gouvernance de l'association, transparence, finances, communication et rapport avec le bureau et autres associations, en particulier la gestion humaine de ses ressources humaines.

Plus transversalement, la charte, innovante, doit amener ses initiateurs à se positionner par rapport à des principes et des standards humanitaires qui rehaussent la confiance de partenaires de PCM et des militants/bénevoles dans leur travail.

Plus globalement, il faut affirmer les questions ayant trait aux ressources humaines font partie intégrante de l'éligibilité et du transversal, afin de satisfaire le droit de vivre dignement, et que tous les adhérents au PCM soient prêts à être responsables du respect de cet engagement.

Solidairement.

Ayad Zarouali,
Ancien PCM animateur de Solidarité Développement France

 

Par Ayed Zaroual
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Texte libre

L'ACTUALITE DU PCM  

Organisation de l'assemblée générale constitutive du PCM 2

vendredi 15
samedi 16
dimanche 17 septembre 2006


au Club des oeuvres sociales du Ministère de la Justice
Avenue Sarou Souissi - Rabat 

Pour en savoir plus

les NOUVeautés sur www.pcm.ma

. liste des organistions marocaines et françaises admises en tant que membre du PCM -seconde phase

. Le Programme Concerté Maroc recrute un Directeur exécutif

les CHANTIERS en cours

- Economie

- Education

- Accès aux droits

Pour ouvrir un autre chantier de dialogue, contactez-nous

CONTACT :

avenirpcm@yahoo.fr

LIENS :

  • Site officiel du Programme Concerté Maroc
  • Solidarité Laïque - chef de file PCM 
  • Retour à l'accueil

     
     
     
     
     les ARCHIVES du Blog

    Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus